samedi , 17 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Présidentielle 2019</span>:<br><span style='color:red;'>La machine administrative s’ébranle</span>
© D.R

Présidentielle 2019:
La machine administrative s’ébranle

Avec des mesures administratives nécessaires et les garde-fous qui les entourent, les candidats à la candidature sont à même de concourir pour la magistrature suprême. Sauf que n’est pas candidat qui veut. Il existe des conditions définies par la Constitution qui ouvre aux citoyens le droit de candidater pour la présidence de la République.

La scène politique nationale a quitté la zone des débats et des spéculations pour entrer dans celle de l’élection présidentielle après que le chef de l’Etat ait convoqué le corps électoral. Ainsi, la machine administrative s’est-elle mise en branle, occupant de fait le terrain, en attendant l’arrivée des partis, des candidats et leurs sympathisants. Il y a lieu de souligner l’importance stratégique de l’administration dans l’acte électoral, en ce sens que la logistique déployée compte pour beaucoup dans le succès de tout scrutin.
Le premier acte concret du déploiement de cette administration est relatif à la mise à disposition des postulants à la candidature à l’élection présidentielle, les formulaires de souscription individuelle. Disponibles au niveau du ministère de l’Intérieur, ces imprimés sont essentiels dans la démarche de tous les candidats quelqu’en soient leurs poids. «La remise de ces formulaires intervient sur présentation par le candidat, d’une lettre adressée à Monsieur le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, annonçant son intention de constituer un dossier de candidature à l’élection à la présidence de la République», souligne un communiqué du ministère de l’Intérieur.
Cette étape pour importante qu’elle soit, est associée à une série d’autres démarches de l’administration, visant à mettre en place les conditions idoines pour une élection transparente. Parmi ces actions, il y a la révision exceptionnelle des listes électorales dont le coup d’envoi interviendra le jour prévue du 23 janvier et prendra fin le 6 février prochain. Prévu dans le code électoral où l’article 14 stipule que «les listes électorales (…) peuvent également être révisées, à titre exceptionnel» et cela «en vertu du décret présidentiel portant convocation du corps électoral qui en fixe également les dates d’ouverture et de clôture». Cette étape est jugée essentielle pour les candidats, ce qui a poussé le législateur dans le cadre du dernier amendement de la Constitution, ayant conduit à la révision de la loi organique relative au régime électoral, stipule dans son article 22 que «les pouvoirs en charge de l’organisation des élections sont tenus de mettre la liste électorale à la disposition des représentants dûment habilités des partis politiques participant aux élections et des candidats indépendants, à l’occasion de chaque élection». Un garde-fou qui apporte une sérieuse garantie aux candidats quant à la bonne tenue du fichier électoral, lequel est également mis à la disposition de la Haute instance indépendante de surveillance des élections. De plus, tout électeur peut prendre connaissance de la liste électorale le concernant.
Avec ces mesures administratives nécessaires et les garde-fous qui les entourent, les candidats à la candidature sont à même de concourir pour la magistrature suprême. Sauf que n’est pas candidat qui veut. Il existe des conditions définies par la Constitution qui ouvre aux citoyens le droit de candidater pour la présidence de la République.
Outre le fait de jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine, avoir 40 ans révolus au jour de l’élection, être de confession musulmane, jouir de la plénitude de ses droits civils politiques et attester de la nationalité algérienne d’origine unique du conjoint, le candidat doit justifier d’une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de 10 années précédant le dépôt de la candidature, justifier de la participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 et justifier de la non-implication des parents du candidat né après juillet 1942 dans des actes hostiles à la Révolution du 1er novembre 1954.
Alger: Smaïl Daoudi