dimanche , 28 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Abdelghani Zaalane </span>:<br><span style='color:red;'>La nouvelle aérogare de l’aéroport Ahmed Ben Bella opérationnelle dès l’été prochain</span>
© OT / Lazreg

Abdelghani Zaalane :
La nouvelle aérogare de l’aéroport Ahmed Ben Bella opérationnelle dès l’été prochain

Alors que sa réception était prévue avant la fin du premier trimestre 2019, les passagers devront encore attendre avant de transiter par le nouvel aérogare de l’aéroport international Ahmed Ben Bella.

En effet avant-hier, le Ministre des travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane, dans une visite effectuée sur site, a annoncé que les passagers devront transiter via cette nouvelle structure dès l’été prochain. «Nous sommes dans la dernière phase, on aura des glissements de ce que a été prévu initialement, la majorité des équipements sont importés » dira –t-il.  Avant d’ajouter : «beaucoup de retard a été rattrapé, je rappelle que ce projet a été confronté à plusieurs difficultés, notamment, la montée des eaux souterraines ».
Notons que selon le ministre, un suivi rigoureux du projet a été mis en place au niveau central et local en saluant l’effort fructueux du wali d’Oran pour trouver des solutions à plusieurs problèmes. «Ce projet entre dans le cadre du plan du président de la république,M Abdelaziz Bouteflika visant à la modernisation des aéroports, notamment celui d’Alger, Oran, Annaba et des wilayas du sud, par la maintenance des aérodromes ou la réalisation des tours de contrôles et des aérogares » dira Abdelghani Zaalane en insistant sur l’importance de la coordination entre les 46 sous-traitants activant sur place.
Le Ministre était mécontent en raison du retard dans les travaux secondaires liés à une partie de la toiture et des rideaux. En s’adressant aux représentants de la société «Batimetal » chargée de la réalisation de la toiture, le Ministre a appelé à accélérer les travaux pour permettre à d’autres sous-traitants dont le matériel a été importé, d’entamer la pose des équipements restants. Il est à noter que le projet de la nouvelle aérogare est à un taux d’avancement de 80%.
Le ministre a exhorté les gestionnaires de l’entreprise Cosider qui réalise ce projet, à exiger des sociétés sous-traitantes un planning de travail, semaine après semaine, et de leur imposer, en cas de défaillance, des pénalités de retard. Selon le ministre, il ne reste que l’installation des équipements dont une partie sera livrée très prochainement, comme les escaliers mécaniques et les ascenseurs, ainsi que d’autres travaux secondaires nécessitant un traitement particulier. Il est à noter que la particularité du projet de la nouvelle aérogare d’Oran réside dans l’utilisation de l’énergie solaire avec la pose d’un plafond d’une superficie de 13.000 m de panneaux photovoltaïques, ce qui rend cette structure unique en son genre en Algérie.
Ce projet qui figure parmi les projets structurants de la capitale de l’Ouest répond au souci de désengorger l’actuel aéroport dont la capacité réelle est de 800.000 passagers par an, alors que dans les faits et de par sa vocation régionale, il dépasse les 1,2 million de passagers par an. Une fois achevée, la nouvelle aérogare sera destinée aux vols internationaux et sera suivie d’une autre opération, consistant à relooker l’actuelle aérogare qui sera réservée au trafic intérieur. Une fois les deux projets livrés, les capacités d’accueil atteindront 04 millions de passagers par an, extensible à 06 millions, selon les besoins.
La nouvelle aérogare s’étend sur une superficie de 49.000 mètres carrés. Deux pistes d’une largeur de 45 m et d’une longueur respectivement de 3.660 et 3.000 mètres constitueront l’aire d’atterrissage et de décollage avec 16 positions d’aéronefs. En outre, un parking à étages et plusieurs autres sont prévus sur le site. Cette nouvelle infrastructure permettra de traiter simultanément 06 vols grâce à 06 trains d’embarquements directs depuis et vers l’avion. Par ailleurs, 33 boxes d’enregistrement seront réservés aux différentes compagnies aériennes. Dans ce cadre, il est prévu la pose de panneaux solaires de haute technologie en matière de production de l’énergie, sur une surface-plafond de 13.000 m2 sur un total de 15.000 m2 de superficie bâtie. Ces panneaux assureront 25% des besoins de cette aérogare en électricité. Le reste de la surface bâtie sera aménagé en espaces verts à titre décoratif. Pour rappel, le coût du projet est estimé à 21 milliards DA, scindé en trois lots, ceux de la réalisation de la nouvelle aérogare, de réaménagement de l’ancienne utilisée actuellement aux vols internationaux qui sera reconvertie pour les vols intérieurs et de réalisation d’un bloc de gestion des marchandises et l’aménagement d’espaces de fret, de stockage et de traitement qui permet d’augmenter le volume de traitement des marchandises de 2.000 tonnes actuellement à 15.000 par an. Pour rappel, à 03 ans des jeux méditerranéens 2021, Oran est en phase de devenir une véritable destination.
Ces derniers mois, de plus en plus de compagnies aériennes s’intéressent à l’ouverture de lignes aériennes entre la capitale de l’ouest algérien et des villes européennes. Après Air France qui assure depuis 2016, la ligne aérienne entre Oran et paris. C’est autour d’ASL Airlines France qui a assuré deux  nouvelles lignes aériennes entre Oran et Toulon ainsi que Bordeaux. De juillet à septembre 2018, l’engouement des compagnies aériennes par la destination d’Oran ne s’est pas arrêté là, depuis le 05 juillet dernier, la compagnie nationale « Tassili Airlines » a relié l’aéroport de Strasbourg à celui d’Oran.
Les vols ont été opérés à raison d’une fréquence chaque semaine (le jeudi) en Boeing 737-800, capable d’accueillir 155 passagers, avec départ à 12h30 de Strasbourg et arrivée à 14h10 à Oran (2h40 de vol). Le vol, depuis l’aéroport Ahmed Ben Bella, part à 15h10 pour une arrivée à 19h.  Notons que dans les années à venir, la capitale de l’Ouest devra attirer un grand nombre de voyageurs, la tenue des jeux méditerranéens et aussi le projet de la nouvelle aérogare de l’aéroport Ahmed Ben Bella offriront de nouvelles proportions aux compagnies aériennes. Cet engouement doit s’accompagner également par un développement des structures d’accueil à l’instar des hôtels et la promotion de l’image d’Oran en tant que destination touristique. Ceci nécessite les efforts de tous les services concernés, du moment que le potentiel touristique existe bel et bien à Oran.
Fethi Mohamed