jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Aïn El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>La paupérisation gagne du terrain en milieu urbain</span>

Aïn El Türck:
La paupérisation gagne du terrain en milieu urbain

Le moins que l’on puisse dire, est que la paupérisation gagne du terrain doucement mais sûrement en milieu urbain à Aïn El Türck.

Le phénomène, jusque là réservé aux zones périphériques, cachées aux regards, semble s’élargir aux quartiers résidentiels et autres avenues principales de la station balnéaire, comme en atteste ce nombre démesuré de magasins de brocante, qui ont poussé comme des champignons et exposent leurs marchandises hétéroclites d’électroménagers usagés et autres mobiliers et équipements tout aussi brinquebalants à même le trottoir, et proposés à la commercialisation. Les ilots d’habitations, censés être des lieux de vie, devant respirer la quiétude et le calme, font désormais office de foires foraines ou de marchés aux puces.
Les espaces publics communs et les devantures des maisons, sont devenus des fourre-tout dans lesquels on entasse toute sorte d’antiquités, de vieilleries et de ferrailles ainsi que quincailleries inutilisées parce que détériorés, comme de vieilles baignoires, des sièges de WC, etc. L’appropriation de l’espace public, comme cela s’est fait au quartier surnommé «chteïbo» situé dans la partie Est d’Aïn El Türck, donnant sur l’autoroute qui mène vers les Andalouses, s’est faite de manière sournoise, lors de l’installation d’une multitude de magasins de revente de matériaux de construction, qui exploitent les lieux en entreposant leurs marchandises à même la voirie.
Les espaces d’habitations, autrement dit, le milieu urbain, n’ont pas échappé, à leur tour au phénomène, puisque les accotements et les trottoirs attenants aux domiciles sont exploités par les particuliers pour le séchage de pain rassis et l’étendage du linge ou encore pour l’élevage de volailles, quand ce ne sont pas des enclos en bonne et due forme qui sont créés pour la revente de moutons, comme cela est constaté à chaque fête de l’Aïd El Kébir. Certes, la décadence ne date pas d’aujourd’hui, avec la naissance de ces centaines d’habitations illicites, de bidonvilles et des centres de recasements, néanmoins, il est fait appel à la raison et à la rigueur pour préserver un tant soi peu, le cadre de vie.
Karim.B