vendredi , 27 novembre 2020

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La presse à l’heure du renouveau

La presse nationale a célébré, ce jeudi, sa journée. Les professionnels des médias auront certainement apprécié l’intérêt que porte le président de la République à cette journée précisément. Il faut dire, en effet, que le message qu’il a adressé aux journalistes illustrait parfaitement le respect et l’admiration que voue le chef de l’Etat pour une profession qui a combattu pied à pied avec les Moudjahidine durant la guerre de libération nationale et donné plus de 70 martyrs lors de la guerre contre le terrorisme. C’est dire à quel point la presse nationale mérite la reconnaissance des autorités centrales du pays. Et pour cause, que ce soit lors de la guerre de Libération ou durant la décennie noire, le journaliste algérien a démontré un sens du patriotisme au delà de toute réserve. Donner sa vie pour son pays, c’est cela le sacrifice suprême. Et ce sacrifice, le journaliste algérien l’a fait en son âme et conscience convaincu de la noblesse de sa mission d’informer, mais également de résister aux forces du mal. Cette conviction profonde, le président de la République la partage avec les professionnels des médias. C’est là une raison très suffisante pour veiller à la promotion du produit médiatique algérien. A ce propos, il faut bien se rendre à l’évidence que la scène médiatique nationale souffre de son archaïsme et se doit de fait un saut technologique digne de ce nom. Il n’est, en effet, pas normal que pour un pays comme l’Algérie, qui dispose de plusieurs générations de journalistes et techniciens émérites, ne puisse pas rayonner sur l’ensemble de la région nord africaine. Que manque-t-il aux Algériens pour lancer un journal qui concurrencera El Ahram ou le Figaro ? N’est-on pas capable de faire aussi bien que France 24 ou El Djazira ? La réponse à ces questions est connue. Oui, l’Algérien a les compétences pour « tutoyer » les grands médias de la planète. Il suffit de lui en donner l’occasion, de le sortir de son archaïsme ambiant et de lui faire entière confiance.
Le président de la République doit savoir ce que les jeunes journalistes algériens sont capables de faire lorsqu’on les mets dans un environnement stimulant. Or, ces 20 dernières années, c’est cet environnement qui a manqué. Les dix chantiers lancés par le ministre de la Communication constituent une réponse à la problématique de la presse sous toutes les latitudes. Verrons-nous en 2021, un sérieux renouveau de la profession ? Espérons-le.
Par Nabil G