lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Les prix en patissent</span>:<br><span style='color:red;'>La production du poisson stagne</span>

Les prix en patissent:
La production du poisson stagne

L’Algérie est confrontée ces dernières années à la baisse de ses ressources halieutiques, ce qui a engendré une hausse vertigineuse des prix du poisson sur le marché national.

La diminution de la production, qui est de 100.000 tonnes en 2017, a été expliquée par des pratiques frauduleuses menées par des professionnels du secteur de la pêche.
Le constat qui a été fait hier par Taha Hammouche, DG de la pêche et des ressources halieutiques, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale. Il a également fait état d’une stagnation de la production.
L’invité de la radio a affirmé qu’il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises dans le cadre de la gestion de la pêche en méditerranée pour préserver cette ressource parmi lesquelles «le respect de la période du repos biologique, la délimitation des lignes de référence, l’organisation des zones de pêche, la mise en place de taille marchande, la promotion des récifs artificiels pour interdire aux chalutiers de s’approcher aux zones de reproduction…»
Afin d’appliquer ces mesures, le responsable a fait savoir que son département a fait des rencontres de sensibilisation avec les professionnels. «Ces derniers, sont les premiers à savoir la valeur de la préservation de cette ressource, puisque dire préservation de cette ressource, c’est dire préservation de la source de revenus, préservation de l’emploi et préservation de ce secteur socioéconomique par excellence» a-t-il affirmé.
M. Taha Hammouche a fait état de l’existence de pêche illicite qui détruit la ressource, toutefois, il y a prise de conscience chez les professionnels. Pour faire face à ces pratiques frauduleuses, il a indiqué que hormis le renforcement des lois et l’aggravation des sanctions, il faut l’adhésion de tous.
Dans un cadre lié, le responsable a affirmé que 50% de la production est désormais assuré par l’aquaculture, selon les chiffres de la FAO.
«De l’année à une autre, il y a une augmentation et diminution de la production; en 2017, il y a une augmentation de la production par rapport à 2015 et 2016» a-t-il fait savoir en d’ajoutant: «l’évaluation de cette source se fait d’abord à travers l’observation des débarquements au niveau des ports, mais il y a aussi un travail scientifique mené par le bateau «Krim Belkacem» qui effectue chaque année, deux campagnes d’évaluation».
Pour ce qui est de la production aquacole de l’Algérie, le responsable a affirmé qu’elle a augmenté à 4.200 tonnes (t) en 2017 alors que la demande nationale en poissons est plus de 100.000 tonnes.
Il a également fait savoir, que 25 grands projets avaient été engagés en 2017 auxquels s’ajoutent 900 petits projets grâce aux différents dispositifs d’aide à l’emploi.
Concernant la production halieutique-hors aquaculture, elle a atteint 108.000 t en 2017 contre 102.000 t en 2016 a-t-il précisé, en relevant que la moyenne annuelle de la production nationale de la pêche marine, est de 100.000 t, tandis que les importations sont de l’ordre de 40.000 t annuellement. Quant à la consommation nationale, elle varie entre 4,5 kg et 6 kg/habitant/an. Les efforts des pouvoirs publics pour l’amélioration de l’offre, devraient se traduire par une production de 290.000 t à l’horizon 2035 en se basant notamment sur le développement de l’aquaculture a-t-il prédit.
M. Hamouche a rappelé au sujet du thon rouge, que l’Algérie dispose d’un quota de 1.300 t au titre de l’année 2018, sachant que ce quota devrait augmenter à 1.400 t en 2019 et à 1.650 t en 2020.
Alger: Samir Hamiche