vendredi , 14 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Des factures cumulées de trois mois pour les coacquéreurs du programme AADL</span>:<br><span style='color:red;'>La protestation s’organise dans les cités location-vente à Aïn El Beida</span>

Des factures cumulées de trois mois pour les coacquéreurs du programme AADL:
La protestation s’organise dans les cités location-vente à Aïn El Beida

La protestation s’organise dans les cités location-vente à Aïn El Beida après l’envoi par l’agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) de factures cumulées de trois mois aux coacquéreurs.

Les délégués des habitants des cités 2.700 et 2.500 logements qualifient cette procédure de l’agence de « provocation » tout en promettant l’escalade dans les jours à venir. La première décision prise par les délégués est le boycott du paiement des factures mensuelles « abusives ». Les délégués annoncent également l’organisation ce jeudi 18 juin en cours d’un rassemblement de protestation devant le tribunal d’Es Senia pour dénoncer les charges « abusives » et appuyer leurs revendications.
La chambre administrative du tribunal d’Es Senia devra, en effet, examiner ce jeudi l’affaire de la plainte introduite par un collectif des coacquéreurs de la formule location-vente du programme AADL 2 à Oran pour « défaillance dans la gestion immobilière » contre l’agence d’amélioration et de développement du logement. La délibération dans cette affaire est programmée pour le lundi 22 juin en cours, précise-t-on. Des bénéficiaires du programme AADL 2, qui ont mandaté un avocat pour ester en justice l’agence, réclament la suppression de toutes les charges mensuelles estimées à près de 2.800 dinars.
Ils avaient chargé un huissier de justice pour relever tous les « manquements dans la gestion immobilière en particulier dans les cités AADL 2 à Aïn El Beida ». Des délégués des concernés ont rencontré des responsables de la gestion immobilière à l’agence AADL pour dénoncer les graves défaillances. Les concernés avaient déjà lancé une campagne de boycott, relativement suivie par les bénéficiaires, du paiement des charges mensuelles « abusives » jusqu’à la satisfaction de leurs revendications qui concernent notamment l’amélioration des prestations de gestion immobilière. Les locataires-acquéreurs ont cotisé pour payer les frais d’un avocat qui a déposé la plainte au niveau de la chambre administrative du tribunal d’Oran.
Des locataires-acquéreurs à l’Est du pays ont déjà obtenu gain de cause devant la justice suite à une plainte contre l’agence, rappelle-t-on. Selon les coacquéreurs, les nouvelles cités attribuées à Aïn El Beida manquent cruellement de toutes les commodités (commerces, terrains de jeu, écoles…) et l’entretien des parties communes, tels les cages d’escaliers et les halls d’entrée, est «défaillant». Les bénéficiaires du programme AADL 2 à Oran ont été relogés dans des cités dortoirs dénudées de tous les équipements publics d’accompagnement.

H. Maalem