vendredi , 27 mai 2022

La sécheresse l’autre grand défi

Même si le variant Omicron remet en cause quelques tracés de courbes de croissance, d’inflation ou des chiffres du chômage, les analystes, experts et autres observateurs internationaux disent que la crise économique mondiale est bientôt finie. Plusieurs indices plaident pour cette lecture. Il y a d’abord les perspectives de relance annoncées ici et là, notamment dans le très sensible secteur de l’énergie. L’autre signe d’un retour à la normale tient du fait que les suicides «professionnels» se font de moins en moins nombreux, en raison des espoirs fournis par les gouvernements occidentaux qui agitent leurs centaines de milliards de dollars de plan de relance économique. Ensuite les fêtes de fin d’années se sont bien passées, aux quatre coins du monde, même si les feux d’artifices n’étaient pas au rendez-vous partout.
En Algérie, l’année 2021 s’est terminée sur un bon présage. L’or noir se négociait à plus de 79 dollars. Les chiffres communiqués par le Premier ministre lors de l’entretien qu’il a accordé à la presse nationale sont en effet parlants. 2022 démarre sous de bons auspices. Les ambitions économiques du pays s’en trouvent légitimées par une santé financière retrouvée après plusieurs années de disette. Et pour cause, alors que beaucoup d’ «oiseaux de mauvaise augure» annonçaient la catastrophe pour l’Algérie, l’année écoulée aura été celle du retour de l’excédent commercial et la stabilisation des réserves de change du pays. Celles-ci sont de 44 milliards de dollars. Cela représente une sécurité pour l’économie du pays et pour le système social de l’Algérie. Il est vrai que le concours de circonstances qui permet à l’exécutif de souffler en 2022 et envisager sereinement la relance économique du pays est en rapport avec l’embellie du marché international des hydrocarbures, il n’en reste pas moins que tout au long du stress financier, le pays n’a pas cédé aux sirènes de l’endettement. Et pour cause, depuis plus de 15 ans, l’Algérie peut se targuer de demeurer l’un des rares pays au monde à être totalement désendetté et bénéficie d’une réserve financière stable, sécurisante et susceptible de crédibiliser le pays en matière d’investissements directs étrangers. Il n’y a donc aucune raison objective de nourrir la moindre inquiétude pour la nouvelle année. La société est assurée de vivre correctement quoi qu’il arrive dans le reste du monde.
Le seul facteur d’inquiétude ne tient pas à l’économie et encore moins à la gouvernance. Il s’agit du changement climatique qui frappe le pays de plein fouet. Il faut savoir que le mois de décembre 2021 a été avare en pluie. Ce mois de janvier ne promet visiblement pas d’être généreux. La sécheresse est véritablement le plus grand défi.
Par Nabil.G