mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Abdelmoumen Ould Kaddour</span>:<br><span style='color:red;'>La stratégie de Sonatrach à l’horizon 2030 en phase de maturation</span>
© Getty Images

Abdelmoumen Ould Kaddour:
La stratégie de Sonatrach à l’horizon 2030 en phase de maturation

L’objectif fixé par la Sonatrach est d’augmenter ses exportations de gaz naturel, notamment vers l’Asie afin de sécuriser sa part de marché face à la concurrence. 

Selon le P-dg Abdelmoumen Ould Kaddour, la stratégie de développement de la compagnie Sonatrach à l’horizon 2030, est «en phase de maturation». «Je pourrais dire d’emblée, que dans un pays comme le nôtre où nous avons des limitations de vente du pétrole dans un marché (mondial) instable, notre stratégie vise à développer davantage le secteur gazier et la filière pétrochimique», souligne M. Ould Kaddour en marge de la Semaine internationale du pétrole (IP Week) qui se tient dans la capitale britannique.
Le même responsable a estimé que la mise en exploitation de nouveaux champs gaziers en 2018, va faire augmenter les capacités productives de la compagnie nationale. L’année dernière, la compagnie a exporté 54 milliards de m3 de gaz naturel vers l’Europe et table de dépasser le cap des 57 milliards de m3 en 2018. «L’Algérie est appelée à diversifier les destinations de ses exportations pour faire face à toute éventualité», fait valoir M. Ould Kaddour.
Selon lui, «il n’y a pas mal de solutions pour renforcer notre part du marché et échapper aux conditions draconiennes qui pourraient nous être imposées par le marché et à long terme, le gaz reste la solution idoine pour l’Algérie». Interrogé si la règle 49-51% régissant les investissements étrangers en Algérie va être supprimée ou modifiée dans le cadre de cette révision de la loi sur les hydrocarbures, il a répondu qu’il ne pensait pas que cette règle soit une réelle entrave aux investissements étrangers. En effet, poursuit-il, «il est tout à fait possible d’attirer des partenaires étrangers et de relancer l’investissement sans pour autant changer ce principe qui exige une participation algérienne majoritaire dans tout partenariat économique et commercial».
Par ailleurs, M. Ould Kaddour réitère que la Sonatrach ambitionne, dans sa nouvelle stratégie, de renforcer ses activités à l’échelle internationale. A ce propos, il relève que la Sonatrach est déjà présente dans un certain nombre de pays, ajoutant que «le pays le plus rentable pour nous actuellement, est le Pérou» dont notamment le champ gazier péruvien Camisea.
Il rappelle que l’entreprise est présente au Niger, en Libye et qu’elle est en contact avec l’Irak qui souhaite la présence de la Sonatrach.
Sur le plan interne, la stratégie à l’horizon 2030, projette de moderniser le fonctionnement de la compagnie, notamment avec l’instauration de nouveaux systèmes d’information et de communication pour permettre des prises de décisions en temps réel, selon lui.
Pour le P-dg de la Sonatrach, le programme de modernisation de l’entreprise est «bien avancé» tandis que les systèmes soft ont été choisis et sont en phase d’implantation et que d’ici la fin de l’année, les premiers résultats seront visibles.
En outre, il a souligné la nécessité d’améliorer la communication entre les acteurs des différentes activités de la Sonatrach à l’échelle nationale.
«Je veux qu’il y ait plus de synergie entre les différentes activités opérationnelles et les structures fonctionnelles qui constituent l’entreprise, je veux qu’il y ait plus de communication entre les responsables, que nous travaillons tous ensemble pour le développement de la compagnie», souhaite-t-il.
Interrogé sur la coopération énergétique entre l’Algérie et la Royaume-Uni, M. Ould Kaddour juge que dans le secteur énergétique, «le Royaume-Uni est bien installé en Algérie», ajoutant que «BP est un important groupe pétrolier».
Alger: Noreddine Oumessaoud