dimanche , 27 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Coronavirus</span>:<br><span style='color:red;'>La vaccination touchera entre 70 et 75 % de la population algérienne</span>

Coronavirus:
La vaccination touchera entre 70 et 75 % de la population algérienne

La vaccination contre le coronavirus concernera entre 70 et 75 % de la population algérienne dans le cas où les laboratoires pharmaceutiques parviendraient à produire un antidote efficace contre la Covid-19.

Cette annonce a été faite, hier lundi, par le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, lors de son intervention sur les ondes de la chaîne Une de la Radio nationale. Le ministre a réaffirmé à la même occasion que l’Algérie sera parmi les premiers pays qui bénéficieront du vaccin contre le nouveau virus une fois les groupes pharmaceutiques finiront de le développer.
M. Benbouzid a détaillé le déroulement du programme de vaccination, faisant savoir que le Comité de veille et de suivi de la pandémie du coronavirus définira les quantités de vaccin nécessaires et les catégories de citoyens qui seront prioritaires pour en bénéficier.
«Entre 70 et 75 % de la population seront vaccinés», a-t-il déclaré, assurant que «le conseil scientifique est en train d’élaborer une étude qui permet de connaître les quantités nécessaires du vaccin qui seront importées à l”avenir et les catégories qui seront prioritaires”.
Parmi les catégories qui vont bénéficier d’un statut de priorité, le ministre a cité les professionnels du secteur de la santé et les patients atteints de maladies chroniques.
« Ce sont eux qui sont aux avant-postes et les plus exposés au virus », a-t-il indiqué.
Il a indiqué que des catégories supplémentaires peuvent bénéficier de statut de priorité en tenant compte des expériences d’autres pays dans ce volet.
Par ailleurs, le membre du gouvernement a indiqué dans ce cadre que l’Algérie a eu des contacts avec les pays et les laboratoires qui se sont lancés dans la recherche d’un vaccin contre le coronavirus.
M. Benbouzid a affirmé que le vaccin ne sera importé que lorsqu’il est testé localement par le pays qui l’a produit, assurant que son efficacité et l’absence d’effets dangereux sur les citoyens sont parmi les conditions posées par l’Algérie avant l’acquisition de l’antidote.
Pour ce qui est de l’état d’avancement des travaux de recherche et de développement d’un vaccin anti Covid-19, M. Benbouzid a affirmé que seule la Russie a pu atteindre la phase trois d’enregistrement pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché.
Estimant qu’il est trop tôt pour parler de l’utilisation du vaccin anti Covid-19, le ministre a fait savoir d’autre part que des laboratoires ont atteint des stades avancés de la production de vaccin.
Il a cité comme exemple les laboratoires chinois, britanniques, russes et américains. «L’Algérie a établi des contacts avec plusieurs laboratoires parmi lesquels Pfizer (États-Unis) et le laboratoire de l’université Oxford (Royaume Uni)», a-t-il déclaré.
Dans ce sillage, le ministre a annoncé qu’il prendra part à une réunion qui se tiendra la semaine prochaine, avec la participation des ambassadeurs de la Chine, du Royaume Uni, de la Russie et des États-Unis dont le vaccin anti Covid-19 sera au menu des discussions.
«Les tests du vaccin doivent se faire sur la base d’un travail scientifique et menés préalablement dans le pays d”origine du laboratoire qui est chargé d’en produire», a insisté M. Benbouzid.
S’agissant de la situation épidémiologique dans le pays, l’invité de la chaîne Une a tenu à affirmer que «jusqu’ici, la situation sanitaire est sous contrôle», ajoutant qu’il y’a une stabilité dans plusieurs établissements hospitaliers, au niveau de nombreuses wilayas du pays.
Dans un autre cadre, M. Benbouzid a affirmé que des enquêtes ont révélé à propos du manque en matière d’oxygène médicale que cette carence est due à l’utilisation immodérée de ce produit nécessaire pour le travail des services de la Covid-19.
Samir Hamiche