mardi , 19 octobre 2021

La voix de l’Algérie

La 76ème session de l’Assemblée Générale de l’Onu qui s’est ouverte hier et durera jusqu’au 28 du mois en cours a ceci de différent pour l’Algérie est qu’elle intervient dans un contexte de redéploiement tous azimuts de la diplomatie algérienne. Les différentes nations qui ont déjà eu à constater le réveil de l’Algérie sur l’ensemble des dossiers africains et arabes s’attendent certainement à une cession de l’Onu marquée par la pertinence du point de vue et surtout de la voix de l’Algérie sur les questions palestinienne et sahraouie. La prétention n’est pas de rappeler un certain mois de septembre 1974 où le défunt président Bouteflika avait porté la voix de tous les pays du tiers monde au firmament. Le leader palestinien de l’époque, feu Yasser Arafat, avait eu droit de cité devant la planète entière et le régime raciste de l’Apatheid s’est vu chassé de l’Assemblée générale au grand bonheur du défunt Nelson Mandela qui croupissait dans les prison de Pretoria. Ce temps là est révolu. Mais il y a d’autres combats à mener et la diplomatie algérienne ne manquera pas de le faire savoir à la communauté des nations. Comme il y a plus de 40 ans, la voix algérienne de 2021 saura convaincre des chefs d’Etat et les amener à reconsidérer leur position vis à -vis de la Palestine et du Sahara occidental.
L’Algérie a vaincu le terrorisme chez-elle et sa diplomatie a su exporter la paix. Elle se bat encore et se battra toujours pour la paix en Libye, au Mali et partout où on lui fait appel, comme elle avait réussi à résoudre l’affaire des otages américains en Iran et donner tout son sens au concept du non-alignement. C’est dire que l’ambition est intacte, même si l’époque a changé.
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui participe à l’Assemblée générale, aura des «entretiens avec le Secrétaire Général de l’ONU, M. Antonio Guterres, et le Président de l’Assemblée Générale, M. Abdulla Shahid, sur les questions relatives à la paix et à la sécurité internationales et à la mise en œuvre des objectifs de développement durable notamment dans le contexte des conséquences de la pandémie de COVID-19 ainsi que les processus en cours de réforme de l’Organisation des Nations unies», souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangère. Si les deux plus importantes personnalités de l’Assemblée tiennent à s’entretenir avec le chef de la diplomatie algérienne, c’est précisément parce que la voix de l’Algérie porte.
Par Nabil G

Répondre