lundi , 12 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Dépassant dans certaines maternités les 50%</span>:<br><span style='color:red;'>L’accouchement par césarienne, une pratique de plus en plus courante</span>
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Dépassant dans certaines maternités les 50%:
L’accouchement par césarienne, une pratique de plus en plus courante

L’accouchement par césarienne, une intervention chirurgicale, réservée en principe aux cas urgents, est de plus en plus pratiqué dans les établissements hospitaliers, à travers le territoire de la wilaya. Le taux d’accouchement par césarienne, dépasse dans certaines maternités les 50%, soit le double du taux toléré, par l’organisation mondiale de la santé, (OMS), a-t-on appris, de source bien informée.

L’accouchement par césarienne est presque devenu la «norme», et de moins en moins de femmes, donnent la vie à leurs bébés par voie basse. Cette progression des accouchements par césarienne, de «convenance» ou sur «demande maternelle non motivée, par des raisons obstétriques», peut comporter plusieurs risques, pour la santé de la mère, et en particulier les complications sanitaires, durant la convalescence. Plusieurs raisons poussent les femmes enceintes, à demander une césarienne dite de convenance. Il y a d’abord les mères, ayant vécu des accouchements lourds en séquelles, (par exemple déchirure ayant mis très longtemps à cicatriser), ainsi que les mères dont l’enfant se présente par le siège, pour qui tous les paramètres obstétriques autorisent la tentative de voie basse, s’il y a accord de la mère, mais qui choisissent tout de même une naissance par césarienne.
Mais il y a aussi les mères ayant subi un traumatisme, tel qu’un viol ou des attouchements. Ces femmes pourraient ne pas être en état de vivre un autre accouchement par voie basse. Il y a enfin les mères ayant subi une première césarienne, dont le dossier obstétrical leur permettrait de tenter un AVAC, ((Accouchement Vaginal Après Césarienne), mais suivies par un praticien, préférant la pratique de la césarienne. La progression du nombre des césariennes de convenance, ne concerne pas uniquement les établissements hospitaliers à Oran, mais il est en train de devenir un problème de santé au niveau mondial. Une enquête mondiale de surveillance, de la santé maternelle et infantile, enquête transversale, réalisée par l’Organisation mondiale de la santé, dans 24 pays répartis sur 3 continents, (Asie, Afrique et Amérique latine), a été sanctionnée, par des conclusions ahurissantes.
Le taux de césariennes à travers le monde dépasse désormais les 25%. La césarienne est une intervention chirurgicale, pratiquée sous anesthésie générale ou locale, au cours de laquelle le bébé naît à l’aide d’une incision effectuée dans l’utérus. Elle peut être effectuée en urgence, au cours de l’accouchement ou programmée à l’avance : Environ 2/3 des césariennes sont programmées avant le travail, et 1/3 sont décidées en cours d’accouchement.

H. Maalem