jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>JAJ-2018</span>:<br><span style='color:red;'>L’Algérie attend l’aval de l’instance internationale pour intégrer le muay thaï au programme</span>
© D.R

JAJ-2018:
L’Algérie attend l’aval de l’instance internationale pour intégrer le muay thaï au programme

La Fédération algérienne de full-contact, kick boxing, muay thaï et disciplines assimilées (FAFKBA) attend le feu vert de la Fédération internationale de muay thaï amateur (IFMA) pour intégrer la boxe thaïlandaise au programme des Jeux africains de la jeunesse (JAJ), prévus à Alger du 19 au 28 juillet 2018, a-t-on appris du secrétaire général de l’instance fédérale, Seddik Ould Larbi.

“”Nous avons rencontré récemment
le secrétaire général de l’IFMA,
Stephan  Fox au Maroc et abordé la possibilité d’inclure ce sport de combat dans le  programme des JAJ. L’idée lui a plu et on attend une correspondance  officielle de l’instance mondiale pour qu’on puisse à notre tour informer  le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour entamer les procédures  nécessaires à cet effet», a déclaré Ould Larbi à l’APS. La sélection nationale avait raté l’occasion de prendre part à la première  édition du Championnat d’Afrique de cet art martial, abritée au mois de  décembre par le Maroc.
“”Nous étions présents avec une délégation officielle de quatre membres du  bureau fédéral pour participer à l’assemblée générale constitutive de l’Union africaine de muay thaï, une  discipline ayant manqué à l’Algérie  ces dernières années pour diverses raisons», a-t-il ajouté. Selon ce dernier, un émigré installé en France a saisi le vide laissé par  la FAFKBA qui se débattait dans des problèmes multiples pour participer,  sous emblème algérien, aux compétitions internationales avec un club de  l’Hexagone. “”Dieu merci, nous avons pu récupérer la plus importante spécialité du  kick boxing qui est le muay thaï. Nous avons mis fin aux problèmes avec  l’instance mondiale qui nous a demandé de terminer les procédures  administratives et techniques à cet effet». Rappelons que lors du rendez-vous de Kénitra, le Marocain Abdelkrim el  Hillali a été élu président de l’Union africaine de muay thaï.    Par ailleurs, Seddik Ould Larbi s’est dit “”déçu’’ suite à la non  participation da l’Algérie à la première édition du Championnat africain de  muay thaï, disputée les 15 et 16 décembre au Maroc. “”Nos athlètes étaient bien préparés. On avait les qualités pour décrocher  les premières places lors de cette compétition qui a enregistré la  participation de 16 pays africains’’, a-t-il regretté.

La FAFKBA à la recherche de compétences

Le même responsable a indiqué que l’absence de la FAFKBA ces 13 dernières  années avait permis à des personnes malintentionnées d’utiliser le muay  thaï en participant à des compétitions internationales sans l’accord de  l’instance fédérale ni celui du MJS.  “”En ce moment, nous sommes en train de remettre de l’ordre dans la  discipline qui compte environ 150.000 licenciés de 12 ligues de wilaya. Ce  chiffre pourrait augmenter si les pratiquants notent une meilleure gestion  de la boxe thaïlandaise en Algérie», a fait savoir la même source. La FAFKBA, qui enregistre une absence «régulière» de ses membres élus,  fonctionne depuis le mois de mars dernier —date de renouvellement des  instances fédérales— sans ses cadres permanents, notamment le directeur  des équipes nationales, le directeur de l’organisation sportive, le  directeur des jeunes talents et le directeur technique national.   La fédération cherche donc des compétences, notamment pour le poste de  directeur technique national, très important pour l’amélioration du volet  technique de la discipline qui compte 14 styles de combat et intéresse un  nombre important de jeunes.  Pour rappel, les athlètes de l’équipe nationale de kick boxing avaient  manqué plusieurs compétitions  internationales à cause de problèmes  organisationnels et administratifs mais aussi du “”climat délétère’’ qui  régnait au sein de la fédération à l’époque. Depuis mars 2017, la FAFKBA a  entamé son opération de restructuration avec l’élection d’Abbas El Sayed au  poste de président. Lors du mois d’octobre, l’équipe nationale de kick boxing avait obtenu la  deuxième place de la 9e édition du championnat arabe, disputée dans la  capitale jordanienne Amman en présence de huit pays. La délégation  algérienne, composée de 16 boxeurs et boxeuses, avait remporté 8 médailles  d’or, 7 en argent et 5 en bronze dans les trois spécialités du kick boxing  (full-contact, K1 et semi-contact).