samedi , 17 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Louh à propos de la lutte contre la corruption </span>:<br><span style='color:red;'>«L’Algérie ne se soumet qu’aux mécanismes onusiens»</span>

Louh à propos de la lutte contre la corruption :
«L’Algérie ne se soumet qu’aux mécanismes onusiens»

Lors de son intervention, hier, à l’Assemblée Populaire Nationale (APN), le ministre de la Justice garde des sceaux, Tayeb Louh, a détaillé la situation de la lutte contre la corruption lancée par l’Algérie, tout en répondant aux différents rapports et classements publiés par des ONG internationales. Le Ministre de la Justice, garde des sceaux, Tayeb Louh a longuement intervenu hier à l’APN, à l’occasion du débat autour du projet de loi portant sur les crimes financiers, qu’il a présenté devant les députés.

Signalons que ce texte, complémentaire à la loi de 2006, a pour objectif de conforter et enrichir les missions de l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption et la mise en place d’une police judiciaire spécialisée en la matière. Évoquant la situation de la lutte contre la corruption, le Ministre de la Justice était catégorique. « L’Algérie ne se soumet qu’aux mécanismes onusiens qu’elle a ratifiés» par le passé. «L’Algérie ne se soumet qu’aux mesures onusiennes qu’elle a ratifiées avec souveraineté et non pas par rapport à d’autres considérations», détaille-t-il encore.
Par ailleurs, Tayeb Louh a regretté le fait que «des pays abritant des paradis fiscaux et qui encouragent la corruption n’ont pas reçu de quelconque pression, contrairement à d’autres pays qui font des efforts pour lutter contre ce phénomène».
Le garde des sceaux a fait savoir qu’une multitude de mécanismes de lutte contre la corruption ont été mis en place par l’Algérie. Pour ce qui est du projet de loi portant sur les crimes financiers, soumis au débat, Tayeb Louh prévoit à travers ce texte, le renforcement de la lutte contre la corruption.
«Ce projet est l’une des mesures que prend l’Etat progressivement pour maîtriser ce phénomène », a déclaré le Ministre.
Il a indiqué dans ce cadre qu’un rapport détaillé est publié sur les sites de plusieurs organismes officiels dont celui de son ministère. Dans ce rapport, les efforts engagés par l’Algérie pour lutter contre le phénomène de la corruption y sont détaillés.
Le Ministre de la Justice a poursuivi son discours en indiquant que les autorités algériennes sont très conscientes du fait que la corruption n’arrange pas la pratique démocratique et n’encourage pas les investissements et crée une dichotomie entre le gouverné et le gouvernant.
Détaillant le contenu du projet de loi, le Ministre de la Justice a affirmé que le texte prévoit une multitude de mesures. Il s’agit notamment de la création d’un pôle pénal financier à compétence nationale. Celui-ci sera doté de tous les moyens humains et financiers nécessaires à son fonctionnement», a assuré le Ministre. Le projet de loi prévoit aussi la création d’un organe national de prévention et de lutte contre la corruption, une autorité administrative indépendante chargée de proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption.
Le projet de loi contient également le principe de la protection légale des dénonciateurs et des lanceurs d’alerte à propos des affaires de corruption. Cet élément représente l’application d’une recommandation onusienne.
Alger: Samir Hamiche