vendredi , 27 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le ministre de la Santé affirme que ce n’est pas une question de prix</span>:<br><span style='color:red;'>L’Algérie se procurera le bon vaccin anti-Covid-19</span>

Le ministre de la Santé affirme que ce n’est pas une question de prix:
L’Algérie se procurera le bon vaccin anti-Covid-19

Abderrahmane Benbouzid a clairement affirmé que le coût du vaccin ne posera pas problème au gouvernement. Le gouvernement construit sa stratégie concernant le vaccin «indépendamment de son prix», a assuré le ministre.

En ces temps de multiples annonces sur l’imminence de production de vaccin anti-Covid-19, les Algériens se posent des questions sur les chances d’en obtenir dans des délais raisonnables. La réponse du ministre de la Santé est on ne peut plus clair. Abderrahmane Benbouzid a indiqué, ce jeudi, que l’Algérie se procurera le vaccin anti-Covid-19. Il précisera, cependant, que cette acquisition est conditionnée par la crédibilité du produit. Il faudra, dira le ministre, que le vaccin remplisse toutes les conditions, à savoir une accréditation de l’OMS sur son efficacité réelle. C’est visiblement le seul facteur qui met l’Algérie quelque peu en retrait, dans l’inflation de déclarations et de contrat signé entre certains pays et des laboratoires à l’origine de ces vaccin. C’est effectivement le seul motif, puis Abderrahmane Benbouzid a clairement affirmé que le coût du vaccin ne posera pas problème au gouvernement. Le gouvernement construit sa stratégie concernant le vaccin «indépendamment de son prix», a assuré le ministre. En effet, M.Benbouzid qui s’exprimait en marge d’une rencontre à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens, a révélé que l’Algérie «n’importera aucun vaccin dont l’innocuité et l’efficacité ne sont pas assurées dans le pays producteur, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune». Voilà qui est très clair.
Pour renforcer son propos, le ministre de la Santé a affirmé avoir reçu les ambassadeurs et les responsables des laboratoires des pays producteurs du vaccin contre la Covid-19. Le but de la démarche est de prendre option pour un éventuel achat du vaccin, à travers une étude des modalités d’importation du médicament. Lequel, a insisté le ministre, sera soumis aux recommandations du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus. La priorité reste la protection de «la santé des citoyens qui n’a pas de prix.
A ce propos, l’Algérie dispose déjà d’un protocole de vaccination qui sera déployé, sitôt le vaccin importé. Le ministre délégué chargé de la Réforme hospitalière, Ismail Mesbah, qui a fait cette révélation, a abordé la question des annonces quotidiennes des contaminations, précisant que la hausse du nombre de cas enregistrés était due à «la rentrée sociale et scolaire et au non respect par certaines catégories sociales des mesures préventives». Pour M.Mesbah, cette «situation est répandue à travers le monde et ne se limite à l’Algérie ».
Il reste que l’Algérie connaît une pénurie de test PCR et lorsqu’ils sont disponibles, c’est à des tarifs prohibitifs. Sur le sujet, le ministre de la Santé insiste sur le fait que le PCR demeure «le meilleur moyen pour le dépistage du virus, vu qu’il s’agit d’une méthode basée sur la multiplication sélective de séquences ADN, alors que le scanner ne donne pas des résultats fiables à 100%». Mais cette insistance du ministre se heurte à une réalité pesante, notamment sur certains hôpitaux du pays, qui ne disposent pas de test PCR. Mais plus grave encore, c’est le nombre de lits insuffisants qui inquiète les professionnels de la Santé et l’opinion nationale. Sur le sujet, le ministre a annoncé «la mobilisation d’équipes et de commissions au niveau du ministère qui examinent quotidiennement la situation pour assurer une bonne gestion», révélant «la préparation de dispositifs d’hôpitaux mobiles, en cas de nécessité». Il faut dire que de nouveaux lits sont mis à dispostion un peu partout dans le pays, mais aux dires du personnel soignants, cela demeure insuffisant.
Anissa Mesdouf