samedi , 27 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Lutte contre la Covid-19</span>:<br><span style='color:red;'>L’Algérie va acquérir le vaccin quel que soit «son prix»</span>

Lutte contre la Covid-19:
L’Algérie va acquérir le vaccin quel que soit «son prix»

L’Algérie a intégré le groupe Covax, qui compte 170 pays, pour garantir une protection à travers l’utilisation du vaccin que recherchent actuellement quelque 200 laboratoires à travers le monde, dont 8 à 10 laboratoires sont à des stades avancés dans leurs tests cliniques.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, qui a animé jeudi, une conférence de presse animée avec des cadres du ministère sur la situation épidémiologique de la propagation du nouveau coronavirus, a rassuré que l’Etat était déterminé à acquérir le vaccin contre la covid-19 pour protéger les citoyens, quel que soit «son prix».
Dès la commercialisation de ce vaccin, explique le ministre, l’Algérie l’acquerra pour protéger ses citoyens. M. Benbouzid a rappelé, dans ce sens, que l’Algérie a «intégré le groupe de l’Unicef qui s’emploie à acquérir 500 millions de vaccins à prix réduit», précisant que «l’organisation est parvenue à réduire le prix de 40 dollars à 2 dollars seulement».
Concernant la situation pandémique ces derniers jours, Pr. Benbouzid a estimé que la hausse des cas du Covid-19, est due à «une baisse de vigilance et au non-respect des règles essentielles mises en place par le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus», rappelant l’impératif du port du masque. Ce dernier, indique le ministre, est le meilleur moyen de prévention, sans négliger, bien évidement, les autres mesures dont la distanciation physique, le lavage régulier des mains au savon et l’utilisation du gel hydro-alcoolique.
Le ministre explique en outre que cette situation s’explique aussi par «le retour de la vie à la normale notamment avec la reprise des différentes activités commerciales, les études et les salles de prière, avant de mettre en garde contre «l’aggravation de la situation si la société ne respecte pas les mesures préventives, ce qui incitera les pouvoirs publics à prendre des mesures plus strictes dans les prochains jours, à l’instar de certains pays développés qui font face à une nouvelle vague de ce virus.
Le ministre de la Santé a rappelé, dans ce sens, que les pays dont les citoyens ont respecté le port du masque avaient enregistré zéro cas ce qui reflète l’importance de ce moyen «disponible et pas cher».
Par ailleurs, le premier responsable du secteur a indiqué que «l’Algérie a su contenir la situation sans dysfonctionnement aucun en termes de gestion», déclarant «nous allons collaborer avec les autres secteurs pour faire face à une deuxième vague, plus féroce et virulente que la première».
Plus de 16 000 lits mobilisés pour faire face à la situation
Pour sa part, le directeur général des structures sanitaires au ministère, Lyes Rahal a affirmé que le ministère de la Santé avait mobilisé plus de 16 000 lits à travers le territoire national, en dépit de l’occupation de 4000 lits seulement à travers le pays, précisant que le nombre global de lits occupés durant le pic pandémique enregistré en juillet dernier était de 12 000 lits.
Les capacités des hôpitaux d’Alger qui connaissent actuellement «une forte surcharge» en nombre de cas Covid-19 ont été renforcées, a souligné le même responsable, précisant que le taux d’occupation des lits en réanimation dans la Capitale est estimé à près de 85%, contre 65% pour les cas d’hospitalisation. Il a annoncé, en outre, «qu’il sera renoncé aux autres activités en cas de recrudescence de la pandémie», à l’exception des urgences médicales et la prise en charge des maladies chroniques.
Quant à lui, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, porte-parole officiel du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie Covid-19, Dr. Djamel Fourar a passé en revue les mesures prises par les pouvoirs publics depuis l’apparition, en février dernier, du premier cas Covid 19 en Algérie, celui du ressortissant italien testé positif qui travaillait à Hassi Messaoud, citant l’installation de la cellule de veille, puis des commissions de suivi de la situation pandémique.
Il a rappelé, en outre, la mobilisation des moyens logistiques pour la gestion et l’organisation de la situation et l’installation du comité national de suivi de la pandémie.
Aussi, a-t-il fait état du taux d’infection, qui a atteint en juillet dernier (Pic des contaminations) de 2 pour 100.000 cas, puis a connu une sorte de stabilité en septembre dernier, en enregistrant moins d’un cas pour 100000 habitants, pour remonter à la mi-octobre à 1,2 pour le même nombre de la population.
Selon Dr. Fourar, les régions de l’Est et du Centre figurent parmi les zones les plus touchées par la propagation du virus par rapport aux autres régions à l’ouest du pays et beaucoup moins pour les régions du Sud, soulignant qu’en juillet dernier, un cas transmettait l’infection à quatre personnes, tandis qu’aujourd’hui un cas transmait l’infection à 1,2 personne.
Concernant l’acquisition de 1.8 million de doses du vaccin contre le virus de la grippe saisonnière au lieu de 2.2 millions les années précédentes, la directrice générale de la pharmacie et des équipements médicaux au ministère de la santé, le professeur Wahiba Hadjoudj, a précisé que cela était dû à la «rationalisation de l’utilisation de ce vaccin», dont un pourcentage important, malgré son coût élevé restait sans utilisation. La même responsable a affirmé que le vaccin de cette année est «plus efficace en matière d’immunité que les années précédentes», annonçant que l’Etat importerait une quantité de doses supplémentaires si la situation l’exigeait.
Noreddine Oumessaoud