vendredi , 27 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Les positions de l’armée marocaine en sont la cible</span>:<br><span style='color:red;'>L’armée sahraouie poursuit ses bombardements</span>

Les positions de l’armée marocaine en sont la cible:
L’armée sahraouie poursuit ses bombardements

On retiendra de la célérité de la riposte, la détermination de l’Etat sahraoui de ne pas se laisser dominer, ni par le Maroc, ni par les puissances étrangères qui lui sont alliées. Le désir de paix, maintes fois exprimé par les dirigeants de la Rasd ne doit pas être confondu avec une posture faiblarde et une crainte d’engager le combat.

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) prend, ces derniers jours la posture d’un Etat qui se défend suite à une agression. Aucune nation au monde ne lui dénie ce droit qu’elle exerce en toute souveraineté. La Rasd qui a pris acte de la violation par le Maroc du cessez-le-feu signé en 1991, a instruit l’armée populaire de libération sahraouie (APLS), l’effet d’organiser la riposte à la hauteur de l’agression subie. Le Maroc a usé d’armes de guerre, la Rasd s’autorise le droit de répliquer avec des armes de guerre. Il suffit de constater sur le terrain que l’APLS poursuit ses attaques contre les positions des forces d’occupation marocaines dans le mur de l’humiliation et de la honte, pour s’en convaincre. C’est dire que la Rasd a choisi de faire face et de ne pas prendre une position de faiblesse.
Les attaques de l’armée sahraouie ont causé des pertes humaines et matérielles dans les rangs de l’armée marocaine, selon le communiqué militaire numéro 08 relayé par l’agence de presse sahraouie (SPS). «Hier, jeudi, des détachements avancés de nos courageux combattants ont lancé de violentes attaques contre les positions ennemies», a rapporté le communiqué. On retiendra, de même source, que les attaques en question ont pris pour cible la zone d’Alfayyeen dans le secteur de Farsia. Cette position a été bombardée deux fois de suite. Les bombardements ont également visé les «retranchements des forces d’invasion marocaines dans la région d’Oum Adakane dans le secteur de Bakari», en faisant reculer les bases d’occupation dans la région d’El Rous Essebti, dans le secteur de Mahbes, rappelle le même communiqué. L’on apprend qu’en plus de ces positions, les zones d’Ichdhimiya et Oum Lakta dans le secteur de Mahbas ont fait l’objet de violents bombardements. A cela il faut ajouter une autre opération visant la zone d’Aklebat Al-Akkaya dans le secteur d’Aousserd.
Concernant les attaques lancées par l’ALPS, ce vendredi, «de violents bombardements ont été menés contre la zone de Ross Odi ou Rukba dans le secteur de Mahbas, et un autre bombardement a visé la zone de Rus Fudra Al-Tamat dans le secteur de Hawza».
L’APLS poursuit ses attaques intensives contre les positions des forces d’occupation marocaines depuis vendredi dernier, après que ces dernières ont violé l’accord de cessez-le-feu en attaquant des civils sahraouis sans défense, qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale d’El-Guerguerat. On retiendra de la célérité de la riposte, la détermination de l’Etat sahraoui de ne pas se laisser dominer, ni par le Maroc, ni par les puissances étrangères qui lui sont alliées. Le désir de paix, maintes fois exprimé par les dirigeants de la Rasd ne doit pas être confondu avec une posture faiblarde et une crainte d’engager le combat. C’est ce message qu’entend envoyer la Rasd au Maroc et à ses alliés. Si ces derniers veulent la guerre, ils savent désormais à quoi s’en tenir. Mais malgré la série d’attaques, les responsables sahraouis disent être attachés à une solution politique, telle que préconisée par les résolutions de l’Onu sur le Sahara occidental.
Nadera Belkacemi