mardi , 25 janvier 2022
<span style='text-decoration: underline;'>LES PRIX CONTINENT LEUR REDRESSEMENT</span>:<br><span style='color:red;'>Le Brent à 84 dollars le baril</span>

LES PRIX CONTINENT LEUR REDRESSEMENT:
Le Brent à 84 dollars le baril

Les cours du pétrole ont enregistré, hier, une hausse. Le prix du baril Brent a atteint en fin de journée 84,41 dollar le baril, alors que les cours ont atteint vers midi 83,81 dollars.

Les cours du pétrole ont ainsi continué de grimper légèrement, après avoir été propulsés par les prévisions publiées la veille par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), et en attendant ses chiffres hebdomadaires sur les stocks aux Etats-Unis. Dans la matinée d’hier, vers 10H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mars prenait 0,11% à 83,81 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 0,26% à 81,43 dollars. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a publié mardi ses perspectives énergétiques à court terme, faisant atteindre au Brent leur plus haut niveau depuis le 10 et le 16 novembre respectivement.
«Dans ce document, elle a révisé à la hausse ses prévisions de demande de pétrole aux États-Unis en 2022 et s’attend désormais à ce qu’elle augmente de 840.000 barils par jour», commente Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
«Les acteurs du marché pétrolier en ont tiré leurs propres conclusions et ont acheté des contrats à terme sur le pétrole en prévision d’une demande de pétrole toujours robuste», ajoute l’analyste. L’EIA a relevé de près de 5 dollars (4,90) son estimation de prix moyen du Brent (74,95 dollars) et du WTI (71,32) pour 2022 par rapport à sa dernière publication, début décembre. Le marché attend désormais le rapport hebdomadaire des stocks américains de brut et d’essence, publié par l’EIA. Les analystes tablent sur une baisse de 1,85 million de barils, selon le consensus médian établi par l’agence Bloomberg. Il s’agirait de la septième baisse consécutive en autant de semaines. La fédération professionnelle de l’American Petroleum Institute (API), qui publie ses données la veille mais dont les chiffres sont jugés moins précis, a également rapporté mardi une légère baisse des stocks de pétrole brut aux États-Unis. Si l’EIA confirme cette baisse, «cela pourrait entraîner une nouvelle pression sur les prix et des problèmes d’approvisionnement potentiels, car l’inflation générale reste un sujet de préoccupation majeur», explique Walid Koudmani, analyste chez XTB.
«D’un autre côté, une augmentation des stocks pourrait atténuer une partie de cette pression», poursuit-il. Il convient de rappeler qu’en fin de journée de mardi dernier, les cours du pétrole ont pris de la hauteur mardi, catapultés par un accès de faiblesse du dollar ainsi que les prévisions de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), qui a fortement relevé ses anticipations de prix pour 2022. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, contrat le plus échangé à Londres, a bondi de 3,52% pour clôturer à 83,72 dollars. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février a pris 3,82% pour s’inscrire à 81,22 dollars.
En séance, Brent et WTI sont montés à leur plus haut niveau depuis le 10 et le 16 novembre respectivement. L’ensemble des marchés financiers a été orienté par les propos du président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, lors de son audition de confirmation devant la commission des Affaires bancaires du Sénat. S’il a indiqué que la Fed était prête à relever ses taux pour ralentir l’inflation, le ton de son intervention a été jugé moins radical que celui des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire, publiées la semaine dernière. Il n’en fallait pas plus pour saper le dollar, qui est descendu au plus bas depuis quasiment deux mois face à l’euro.
«Cela a déclenché des réactions sur d’autres classes d’actifs», a expliqué Matt Smith, responsable de l’analyse pétrole pour le fournisseur de données spécialisées dans les matières premières Kpler.
Le pétrole, comme la plupart des matières premières, étant libellé en dollars, un repli du billet vert peut entraîner le baril à la hausse.
Samir Hamiche