vendredi , 7 mai 2021
Le Brent en hausse à 46,50 à Londres

Le Brent en hausse à 46,50 à Londres

Des facteurs plaidant pour un raffermissement du marché sont autant de bonnes nouvelles pour l’Algérie. Il reste que la volatilité du marché pétrolier n’est plus un secret et aucun expert ne se hasarde à annoncer une quelconque prévision pour l’année 2021.

Les signaux d’un sérieux rééquilibrage des prix du pétrole se font quasi quotidiennement, ces derniers jours. La série d’annonces optimistes sur le front du vaccin anti-Covid donne des ailes au baril. Qu’en sera-t-il donc, lorsque la pandémie disparaîtra ? S’interrogent pas mal d’observateurs, non sans avancer une réponse à leur question. Le début de cette réponse s’affiche d’ailleurs clairement dans les bourses de Londres et New York où est côté l’or noir. Ainsi de jour en jour, les cours du pétrole prennent un peu plus d’un point. Jusqu’à hier en fin de matinée, l’or noir gagnait encore en valeur. Le Brent est allé jusqu’à des niveaux qu’il avait atteint, il y a huit mois et demi. Une belle performance, tirée par les perspectives de rebond de la demande de brut. En chiffre, cela donne un baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier en hausse de 0,96% par rapport à la clôture de vendredi, à 46,50 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour le même mois grimpait de 1,11% à 43,54 dollars.
La cotation du Brent la plus intéressante de la journée d’hier s’est établie à 46,72 dollars le baril et c’était en début de matinée. Il faut remonter au 6 mars dernier, c’est à dire à la veille de l’apparition de la pandémie en Europe, pour retrouver ce niveau de prix. Est-ce un signe d’une sérieuse reprise des cours ? La question demeure posée, même si le WTI n’a pas suivi la tendance et s’est arrêté à 43,74 dollars le baril. Ce prix est à seulement 4 cents du record du 26 août. «Nous savons maintenant que nous serons en mesure de contrôler le Covid-19 et ce constat lève une énorme incertitude sur les marchés», a expliqué Bjarne Schieldrop, analyste.
Les espoirs de campagnes de vaccination massives contre la Covid-19, qui devraient commencer avant la fin de l’année, ont été confortés par l’annonce du laboratoire britannique AstraZeneca. «Bien que la demande mondiale de pétrole soit encore bien inférieure au niveau de 2019, la voie du prochain rebond est désormais claire pour tout le monde et les marchés financiers ajustent les prix en conséquence», a ajouté un expert.
Du côté de l’offre, «la perspective d’un accord lors de la réunion la semaine prochaine de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés soutient» également les prix, a estimé un autre analyste.
Le poids de l’Opep+ s’en trouve plus déterminant, en ce sens que l’organisation a maintenu les termes de l’accord en vigueur, à savoir, le retrait actuel du marché de 7,7 millions de barils par jour doit être ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021. Cette décision est confortée par la perspective attendue par les observateurs qui tablent désormais sur un report de trois à six mois, qui sera vraisemblablement acté à l’occasion du prochain sommet de l’organisation et de ses partenaires les 30 novembre et 1er décembre.
Tous ces facteurs plaidant pour un raffermissement du marché sont autant de bonnes nouvelles pour l’Algérie, qui peut objectivement espérer à un prix du baril supérieur à 45 dollars. Il reste que la volatilité du marché pétrolier n’est plus un secret et aucun expert ne se hasarde à annoncer une quelconque prévision pour l’année 2021. En attendant, ce sont quelques dizaines de millions de dollars en plus dans le trésor public national, et cela quotidiennement.
Nadera Belkacemi