dimanche , 27 septembre 2020

Le changement de comportements et des mentalités

Lors d’une visite, inopinée, effectuée jeudi dernier à travers les communes de la daïra de Bir El Djir, le Wali d’Oran a eu l’occasion d’écouter des citoyens se plaindre et revendiquer une amélioration de la situation de leur cadre de vie collectif et de la sécurité, ainsi que des réponses à des attentes diverses allant de la réalisation d’infrastructures sociales de proximité à la régularisation des actes de propriété. Un centre de santé, une école supplémentaire, un commissariat ou une antenne de gendarmerie, pourquoi pas un terrain de sport de proximité, la réfection de routes, l’éclairage public, l’alimentation en eau potable sans trop de coupures et pénuries, le transport péri-urbain, sont autant de sujets de préoccupations évoqués par les citoyens en attente dans ces petites collectivités locales. Bien évidemment, le premier responsable local, attentif à toutes les doléances ne pouvait que promettre à chaque fois que toutes les doléances seront étudiées dans les meilleurs délais. Mais ce qui semble surprendre, voire choquer les observateurs avertis, est le fait que toutes ces attentes sociales en matière d’amélioration des conditions de vie collective sont «découvertes» par le représentant de l’Etat au gré de ses visites sur le terrain, laissant croire qu’il n’existe aucun relai, aucun organe, aucune institution ayant pu recenser tous les besoins et présenter au décideur local un programme d’interventions précis et détaillé. Ni les fonctionnaires de l’administration locale concernée, ni les élus communaux ne feraient preuve de rigueur et d’efficacité en matière de recensement des préoccupations exprimées ou de certains «points noirs» rencontrés et «découverts» au passage du Wali. A l’image de cet espace vert dégradé et abandonné situé à proximité de la route principale à Hassi Bounif, ou de la petite forêt de Hassi Ameur qui nécessite en urgence une grande opération de nettoiement et d’aménagement afin d’éviter les feux de forêts. Il faut donc bien croire que seul un Wali, inlassablement engagé sur le terrain des attentes populaires, est en mesure de cerner les situations et de répondre au cas par cas aux doléances émises par les habitants et au règlement des carences et des retards constatés. On ne peut dès lors que s’interroger sur le rôle, voire la nécessité, d’un Maire et d’une équipe communale qui semblent le plus souvent bien dépassés par les déficits et le… laisser-aller. Vivement le changement de comportement et des mentalités.
Par S.Benali