jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Aéroport d’Oran</span>:<br><span style='color:red;'>Le chiffre d’affaire a baissé de 85%</span>

Aéroport d’Oran:
Le chiffre d’affaire a baissé de 85%

C’est la chute vers les abysses en attendant le redressement de la situation. La pandémie de la Covid-19 a impacté l’ensemble des services et des grandes entreprises dont l’aéroport international Ahmed Benbella d’Oran.

Le chiffre d’affaire réalisé l’année passé a gravement baissé dégringolant de près de 85 %. La pandémie de la Covid-19 a eu des répercussions négatives sur ses activités. C’est ce qu’a affirmé le directeur de cette entreprise Benchenane Nadjiballah indiquant que «l’aéroport international d’Oran a subi des pertes financières de près de 50 milliards de DA, soit un taux de près de 85 % du chiffre d’affaire, en raison de l’arrêt de toutes ses activités depuis mars dernier suite de la suspension des vols aériens dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation de la pandémie du coronavirus».
L’aéroport international d’Oran de par son envergure couvre un taux de 80 % du chiffre d’affaire de l’Entreprise de gestion des services aéroportuaires de la partie ouest du pays, celle-ci gère 11 aéroports de la région ouest et sud du pays. Il s’agit, selon Benchenana, «d’Oran, Tlemcen, El Bayadh, Mascara, Béchar, Mechria, Tiaret, Adrar, Timimoune, Tindouf et de Bordj Badji Mokhtar». «L’ensemble des services de l’aéroport ont arrêté », a ajouté la même source citant les cafés, restaurants et locaux commerciaux et aires de stationnement des véhicules ». La même source a expliqué que «le nombre de vols a été réduit, atteignant 55 vols quotidiens entre domestiques et internationaux pour se restreindre à 10 vols domestiques seulement en direction des wilayas du sud dont Mechria, Tindouf, Adrar et El Bayadh, en plus de la Capitale à travers les Compagnies aériennes algériennes Air Algérie et Tassili Airlines».
Sur le plan préventif, l’aéroport d’Oran, ajoute la même source «a pris, parallèlement à la reprise des vols domestiques le 06 décembre dernier, une batterie de mesures pour se prémunir contre la pandémie de la Covid-19 ». Il s’agit essentiellement de la mise en place de sept caméras thermiques à l’entrée, en aller et retour, des aérogares, la fourniture du gel hydro-alcoolique, en plus de l’obligation du port de masque et le respect de la distanciation physique entre les passagers.
Au niveau national, la compagnie a, durant l’année 2020, estimé le manque à gagner entre 38 et 40 milliards de DA. Ce préjudice impactera les plans d’investissement de la compagnie a t-on affirmé expliquant que « L’Etat est là pour nous accompagner dans le projet de renouvellement d’une partie de la flotte». «Des experts, faisant état des préjudicies subis par les compagnies aériennes mondiales, estiment qu’il s’agit du premier choc, en attendant le second choc encore plus dur. Il s’agit de la faiblesse des flux des passagers après la reprise. A l’époque, les responsables de l’entreprise ont estimé que la trésorerie d’Air Algérie s’élevait actuellement à 65 milliards de Dinars. «Et en dépit de la crise, nous avons des charges incompressibles que nous devons honorer, à savoir la maintenance des avions, la location des sièges, les charges des fournisseurs et prestataires et évidemment les salaires », a-t-on indiqué soulignant que «la trésorerie a subi, depuis, une énorme perte étant donné que la compagnie a continué à fonctionner sans recettes.
Yacine Redjami