vendredi , 18 juin 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Importation de véhicules neufs</span>:<br><span style='color:red;'>Le comité technique interministériel installé</span>

Importation de véhicules neufs:
Le comité technique interministériel installé

Si l’on tient compte des promesses faites par le département ministériel de l’Industrie, l’on peut espérer voir les premières voitures débarquer dans les ports algériens dans les six prochains mois au plus tard après réception de l’agrément.

Le dossier des importations de véhicules neufs a connu, hier, une notable évolution, à travers l’installation du Comité technique inter ministériel chargé des agréments pour l’importation des véhicules neufs. C’est donc le coup d’envoi effectif du retour des concessionnaires de véhicules neufs, après des tergiversations qui auront duré plusieurs années et provoqué une hausse inédite des prix de l’automobile d’occasion en Algérie. Publié dans le Journal officiel n°40 du 31 mai dernier, l’arrêté fixe les attributions du comité en matière d’organisation et de fonctionnement.
Ainsi, il est stipulé dans un communiqué publié dans la page Facebook du ministère de l’Industrie que six membres composent le comité, avec à sa tête Hafid Tahar, représentant de l’Industrie. Il va de soi que M.Tahar ne tardera pas à devenir l’une des personnalités les plus connues du pays, compte tenu de la forte attente de centaines de milliers de citoyens désirant acquérir un véhicule. Cela ajoute à la responsabilité qui est la sienne de rendre effective la commercialisation d’automobiles neuves en Algérie et soulager par la même un marché de l’occasion, sous tension, depuis plusieurs années.
La mission de M.Tahar et de ses collègues est d’autant plus complexe que l’article 6 de l’arrêté stipule que «le comité ne peut siéger valablement qu’en présence de ses membres». On retiendra dans le même arrêté qu’en cas d’un quorum non atteint, le comité se réunissait dans les 4 jours qui suivent «et ne peut se prononcer valablement sur les dossiers de demandes qui lui sont soumis qu’en présence d’au moins 5 de ses membres». Des petits retards stressant pour les consommateurs et les candidats-concessionnaires.
La bonne nouvelle tient dans l’amendement de la formule «Agrément définitif» pour «Agrément» tout court. Cela suppose que le terme «Autorisation provisoire» est purement et simplement supprimé, dans l’ensemble des dispositions de l’arrêté du 19 octobre 2020. La conséquence de ces nouvelles formulations tient dans le fait qu’une décision du comité inter-ministérielle est automatiquement exécutoire. Sitôt l’agrément obtenu, les concessionnaires pourront automatiquement procéder à l’importation des véhicule, sous réserve, bien entendu des conditions indiqué dans le cahier des charges, à savoir des véhicules d’une puissance n’excédant pas les 1.6 et l’importation, à hauteur de 15% du volume total, de véhicules électriques.
Si l’on tient compte des promesses faites par le département ministériel de l’Industrie, l’on peut espérer voir les premières voitures débarquer dans les ports algériens dans les six prochains mois au plus tard après réception de l’agrément. Cela dépendra de la célérité du comité inter-ministériel qui entamera l’étude des dossiers déjà déposés par des dizaines de candidats-concessionnaires.
Dans la communication du ministère, la production de véhicules a été totalement évacuée. Mais visiblement pas abandonnée pour autant, au regard des déclarations du président de la République qui a fait une annonce sur le projet d’implantation d’une usine Peugeot en Algérie. Cela, sans oublier des constructeurs chinois qui ont émis le vœu d’ouvrir des unités de production dans le pays.
Anissa Mesdouf