dimanche , 28 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>En attendant une année 2019 problématique </span>:<br><span style='color:red;'>Le commerce extérieur presque à l’équilibre</span>
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En attendant une année 2019 problématique :
Le commerce extérieur presque à l’équilibre

Les exportations hors hydrocarbures restent très modestes avec une valeur de 2,59 milliards de dollars, mais donnent de sérieux signes positifs, puisque la hausse est de 50,06% par rapport à la même période de 2017.

Sur les onze mois de l’année en cours, l’Algérie a quasi équilibré sa balance commerciale. Et pour cause, les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 90%. Cela revient à dire que le spectre d’un effondrement du commerce extérieur est très largement éloigné, même si les perspectives pour 2019 ne semblent pas très encourageantes. Il reste qu’après trois années de stress, la balance commerciale s’est nettement rapprochée de l’équilibre, en comparaison des 11 mois de 2017 où les exportations n’ont couvert que 75% des importations.
En chiffres, le Centre National des Transmissions et du Système d’Information des Douanes (CNTSID), rapporte dans son rapport que le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 4,13 milliards de dollars durant les 11 premiers mois de 2018. Il était de l’ordre de 10,55 milliards de dollars durant la même période de 2017. La baisse est donc de 6,42 milliards de dollars, soit 60,81%.
Ces résultats ont été obtenus grâce à des exportations qui ont plafonné à 37,23 milliards de dollars. Elles sont en hausse de 5,64 milliards de dollars par rapport à la même période en 2017 où elles s’étaient situées à 31,592 milliards de dollars.
En proportion, l’Algérie a exporté pour 17,86% de plus entre 2017 et 2018. Contrairement aux exportations, les importations ont, elles, baissées, puisqu’elles se sont établies à 41,371 milliards de dollars contre 42,147 milliards de dollars à la même période de l’année dernière.
Dans l’architecture des exportations, les hydrocarbures ont réalisé l’essentiel de la performance en raflant 93,04% du montant global des exportations, avec un montant de 34,642 milliards de dollars, contre 29,864 milliards de dollars, en hausse de 4,78 milliards de dollars, soit une progression de 16%. A côté, les exportations hors hydrocarbures restent très modestes avec une valeur de 2,59 milliards de dollars, mais donnent de sérieux signes positifs, puisque la hausse est de 50,06% par rapport à la même période de 2017. CNTSID met en évidence une nette hausse dans l’ensemble des secteurs dont les demi-produits qui passent de 1,24 milliards de dollars en 2017 à 2,05 milliards de dollars en 2018, soit un bond de 65,11%.
Les biens alimentaires ont réalisé un chiffre de 341 millions de dollars, les produits bruts ont été vendus dans la proportion de 88 millions et les biens d’équipements ont rapporté 84 millions de dollars. Tous les autres produits exportés ont connu des hausses significatives variant de 10 jusqu’à 60 %.
Après les quelques Salons de la production nationale, organisés dans des pays africains, les perspectives sont excellentes et l’écrasante majorité des opérateurs ambitionnent de doubler le volume de leur exportations.
Pour ce qui concerne les importations, la facture des produits énergétiques et lubrifiants, dont les carburants, s’est significativement réduite «en passant à 921 millions de dollars sur les onze premiers mois de 2018 contre 1,86 milliard de dollars à la même période de 2017, en baisse de 938 millions de dollars (-50,46%)», précisent les Douanes.
L’ensemble des autres importations ont connu des baisses assez timides oscillant entre –2% à –7,5%, à l’exception des produits alimentaires qui se sont établis à 7,88 milliards de dollars, avec des produits bruts qui ont coûté 1,75 milliards de dollars au trésor public, contre 1,38 milliard de dollars en 2017, soit une hausse de 27,2%.
La plus grosse facture à l’import concerne les biens de consommation non alimentaires, avec 8,6 milliards de dollars contre 7,81 milliards de dollars (+9,9%).
Concernant les partenaires commerciaux de l’Algérie, l’Italie s’est encore classée premier client de l’Algérie, et la Chine premier fournisseur.
Alger: Smaïl Daoudi