jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Net recul du déficit commercial sur les 2 premiers mois de 2018</span>:<br><span style='color:red;'>Le commerce extérieur revient à l’équilibre</span>
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Net recul du déficit commercial sur les 2 premiers mois de 2018:
Le commerce extérieur revient à l’équilibre

Avec une progression beaucoup plus importante en proportion, autour de 65% par rapport à 2017, mais un apport marginal, les exportations hors hydrocarbures ont contribué à la recette avec 412 millions de dollars sur les 2 premiers mois. Il faut savoir que c’est bien la première fois qu’on assiste à un bond aussi remarquable.

Le déficit commercial qui donnait des sueurs froides au gouvernement ces trois dernières années, s’est quasi-totalement résorbé pour les deux premiers mois de l’année en cours. Le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS), relève dans son dernier rapport rendu public hier, un niveau de déficit commercial inférieur à 100 millions de dollars. Il était exactement de 97 millions de dollars à fin février 2018, alors qu’il s’établissait à hauteur de 2,33 milliards de dollars sur la même période de 2017. Autant dire qu’il a quasiment-fondu de 2,23 milliards de dollars, représentant une baisse de -96%.
Ce retour à l’équilibre s’explique, rapporte le CNIS, par une recette des exportations se situant à 7,101 milliards de dollars du 1er janvier au 28 février 2018. Une année auparavant, à la même période de l’année, l’économie nationale avait engrangé 5,67 milliards de dollars. La progression des rentrées de devises a donc été de 25,24%.
Face à cette progression significative dont le principal facteur reste les hydrocarbures, les importations ont reculé à 7,198 milliards de dollars contre 8,002 milliards de dollars en baisse de 804 millions de dollars.
Une baisse, là aussi, significative de 10,05%, alors que les mois précédents, le recul des importations se situait autour de 5% seulement. Ce double levier a permis à l’Algérie, de couvrir ses importations à hauteur de 99% durant les deux premiers mois de 2018. L’année précédente, pour la même période, le taux était de 71%.
Cette «prouesse» est directement liée à la hausse des prix du pétrole sur le marché international, permettant au pays de voir ses recettes d’hydrocarbures plafonnées à 6,689 milliards de dollars au 28 février 2018, contre 5,42 milliards de dollars en janvier et février 2017. Avec une progression beaucoup plus importante en proportion, autour de 65%, par rapport à 2017, mais un apport marginal, les exportations hors hydrocarbures ont contribué à la recette avec 412 millions de dollars sur les 2 premiers mois.
Il faut savoir que c’est bien la première fois qu’on assiste à un bond aussi remarquable. Dans le détail, le CNIS révèle que ces exportations hors hydrocarbures «étaient composées des demi-produits avec 333 millions de dollars (contre 192 millions de dollars), des biens alimentaires avec 55 millions de dollars (contre 41 millions de dollars), des biens d’équipements industriels avec 11 millions de dollars (contre 6 millions de dollars), des produits bruts avec 9 millions de dollars (contre 8 millions de dollars) et des biens de consommation non alimentaire avec 4 millions de dollars (contre 3 millions de dollars)». Des performances, quoi que moyennes, mais tout de même appréciables, compte tenu de la situation qui prévaut.
Toujours dans le détail, des importations notamment, on retiendra que la baisse la plus significative a concerné la facture d’importation du Groupe Energie et lubrifiants (carburants), qui a enregistré un net recul en s’établissant à 154 millions de dollars contre 255 millions de dollars (-39,61%).
«Dans une même tendance, les importations du Groupe des Biens d’équipements agricoles, se sont établies à 72 millions de dollars contre 111 millions de dollars (-35,14%) alors que celles du Groupe biens d’équipements industriels se sont chiffrées à 2,23 milliards de dollars contre 2,88 milliards de dollars (-22,56%)», rapporte le CNIS dans son document. On retiendra également, un léger recul dans le groupe des biens alimentaires dont les importations «se sont chiffrées à 1,48 milliard de dollars contre 1,53 milliard de dollars (-3,46%), pour les biens de consommations non alimentaires à 1,08 de dollar contre 1,30 milliard de dollars (-16,53%) et les produits bruts à 293 millions de dollars contre 301 millions de dollars (-2,7%)», lit-on dans le même rapport.
Le seul post à l’importation qui a connu une hausse, est celui des demi-produits, à travers une augmentation de 16,06% en s’établissant à 1,88 milliard de dollars contre 1,62 milliard de dollars durant la même période de 2017.
Concernant les partenaires commerciaux, l’Espagne reste en haut du podium des clients de l’Algérie depuis janvier 2018. Elle est suivie par l’Italie, la France et les Etats-Unis. Quant aux fournisseurs, la Chine conserve sa position de leader avec 1,09 milliard de dollars, suivie par la France, l’Italie avec 616 et l’Espagne avec 567 millions de dollars.
Alger: Smaïl Daoudi