mercredi , 22 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Malgré une très faible réduction des importations</span>:<br><span style='color:red;'>Le déficit commercial en baisse de 31%</span>

Malgré une très faible réduction des importations:
Le déficit commercial en baisse de 31%

L’une des raisons de l’échec de la politique publique, en terme de réduction des importations, se trouve être paradoxalement les hydrocarbures dont les dérivées importées, ont représenté une lourde facture de l’ordre de 1,78 milliard de dollars, en hausse de 51,2 % en comparaison avec l’année dernière où ces produits ont coûté 1,18 milliard de dollars. 

Le commerce extérieur s’est mieux porté, durant 11 mois de 2017, en comparaison avec la même période en 2016. Le déficit s’est réduit de 31,3% et les importations ont pu être couvertes à hauteur de 74% en 2017, alors qu’elles ne l’étaient que de 64% l’année précédente. De fait, la crise semble s’estomper, sauf que l’amélioration de la situation du commerce extérieur, est du seul fait, du renchérissement du pétrole. Et pour cause, si le déficit commercial s’est situé à 10,7 milliards de dollars cette année, contre 15,58 milliards de dollars en 2016, c’est en raison d’une hausse des exportations des hydrocarbures. Celles-ci ont permis au Trésor public, d’engranger 29,47 milliards de dollars sur les 11 mois de l’année en cours, contre 25,64 milliards de dollars sur la même période de l’année d’avant. La prédominance des hydrocarbures dans la pyramide du commerce extérieur, est d’autant plus visible, que les exportations hors hydrocarbures, n’ont représenté que 1,72 milliards de dollars, soit une petite hausse de 8%, comparativement à l’exercice 2016.
Les chiffres globaux du commerce extérieur font ressortir, une hausse des exportation «à 31,19 milliards de dollars, sur l1 mois de l’année 2017 contre 27,22 milliards de dollars sur la même période de 2016 (+14%), en hausse de près de 4 milliards de dollars», selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (CNIS). Concernant les importations, le même document du CNIS rapporte, qu’elles n’ont baissé que de 2,12%. Elles se sont établies à 41,895 milliards de dollars contre 42,801 milliards de dollars en 2016. La différence entre les deux chiffres est de 900 millions de dollars d’économisés, au moment où l’exécutif s’était fixé un niveau de 30 milliards de dollars à fin 2017, soit une économie de 12 milliards de dollars.
L’une des raisons de l’échec de la politique publique, en terme de réduction des importations, se trouve être paradoxalement les hydrocarbures dont les dérivés importés ont représenté une lourde facture de l’ordre de 1,78 milliards de dollars, en hausse de 51,2% en comparaison avec l’année dernière où ces produits ont coûté 1,18 milliards de dollars. En effet, «les produits qui ont connu une augmentation, sont ceux de la catégorie Energie et lubrifiants (carburants)», lit-on dans le rapport du CNIS qui y adjoint «les Biens d’équipements agricoles, les biens alimentaires et les biens de consommation non alimentaires». Pour le reste, «les biens d’équipements agricoles, pour 538 millions USD contre 463 millions USD, (+16,2%), les Biens alimentaires pour 7,75 millions d’USD contre 7,53 mds USD, (+3%) et les Biens de consommation non alimentaires pour 7,77 mds USD contre 7,65 (+1,6%)», souligne le CNIS, dans son rapport.
A contrario, quelques «économies» ont été réalisées dans «les biens d’équipements industriels en s’établissant à 12,7 mds USD contre 14,1 mds USD (-10%), les demi-produits à près de 9,98 mds USD contre 10,46 mds USD (-4,65%) et les produits bruts à 1,37 mds USD contre 1,41 mds USD (-2,7%)» note le CNIS.
Pour ce qui concerne les exportations hors hydrocarbures, pour très faibles qu’elles puissent être, elles ont progressé dans l’ensemble des filières. Ainsi, les demi-produits ont rapporté 1,23 milliard de dollars sur les 11 mois de 2017, contre 1,16 milliard de dollars à la même période de 2016. Les biens alimentaires ont réalisé à l’exportation, une valeur de 330 millions de dollars contre 282 millions de dollars. Les biens d’équipements industriels, ont petitement progressé, puisque 67 millions de dollars ont été exportés contre 49 millions de dollars. De même pour les produits bruts, avec 66 millions dollars contre 75 millions de dollars. Les biens de consommation non alimentaires ont rapporté 18 millions USD contre 15 millions USD.
Il faut savoir enfin, que le «top 5» des fournisseurs et des clients de l’Algérie, sont les mêmes. Ainsi, les 5 premiers clients de l’Algérie sont, l’Italie avec 5,07 milliards de dollars, la France avec 3,84 milliards de dollars, l’Espagne avec 3,68 milliards de dollars, les Etats-Unis avec 2,92 milliards de dollars et le Brésil avec 1,95 milliard de dollars. Pour les fournisseurs, la Chine est encore venue en tête, avec 7,8 milliards de dollars, suivie de la France, avec 3,8 milliards de dollars, l’Italie, avec 3,35 milliards de dollars, l’Espagne avec 2,83 milliards de dollars et l’Allemagne avec 2,7 milliards de dollars.

Alger: Samir Hamiche