mercredi , 24 février 2021

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Le fléau des retards et des fausses échéances

Le grand projet de pénétrante autoroutière devant relier le port d’Oran à l’autoroute Est-Ouest via Canastel, ne cesse d’alimenter des interrogations, et des critiques, nourries il faut l’admettre, par les retards, les carences et les insuffisances criardes qui ont jalonné des années durant l’avancement des travaux de réalisation de cet ouvrage, depuis sa conception, son implantation, et son mode de financement. Cinquième wali en poste à hériter du suivi de ce grand projet, M. Messaoud Djari semble pour sa part bien décidé à mettre un terme aux improvisations et aux vagues appréciations de l’état d’avancement réel de ce projet qui accuse on le sait un retard catastrophique.
Une nouvelle approche de la gestion et du suivi de ce projet a été mise en œuvre, devant en principe permettre d’éviter toute nouvelle entrave ou perturbation d’ordre administratif, organisationnel ou logistique pénalisant le cours des travaux. «Mieux vaut tard que jamais…» s’empressent de dire certains observateurs, qui applaudissent certes aux mesures de redressement annoncées, mais qui se demandent toutefois si l’engagement et la volonté affichée par le responsable local pourraient suffire à assainir l’environnement et le terrain de gestion de toutes les tares et les carences connues sous le ciel oranais.
En multipliant les séances de travail sur le projet avec tous les intervenants, en éliminant une à une les contraintes, en réajustant les paramètres pour résoudre chaque problème rencontré, le wali d’Oran semble persuadé qu’il parviendra à booster la cadence des travaux et à redynamiser le projet afin de le réceptionner dans les plus brefs délais. Il aurait même demandé aux responsables concernés de trouver des solutions permettant la réception et la mise en service du tronçon en voie de finition, sans attendre l’achèvement de tous les travaux qui restent à réaliser. Une façon peut-être d’exorciser le fléau des retards et des fausses échéances à chaque fois annoncées en toute impunité. Un fléau qui a rongé la majorité des grands projets lancés à Oran depuis ces dernières décennies.
Par S.Benali