lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Situation financière face à la double crise sanitaire et économique </span>:<br><span style='color:red;'>Le FMI veut connaître la stratégie de l’Algérie</span>

Situation financière face à la double crise sanitaire et économique :
Le FMI veut connaître la stratégie de l’Algérie

Le ministre et la délégation du FMI ont échangé sur «les instruments à envisager pour contenir le déficit budgétaire, stimuler la croissance et promouvoir une diversification de l’économie nationale», rapporte le communiqué.

L’Algérie confronte sa vision de sortie de crise et l’objectif de la dernière loi des Finances aux instances financières internationales. A ce propos, une rencontre par visioconférence s’est déroulée, mercredi dernier, entre le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, et une équipe du Fond Monétaire International (FMI). Le propos n’avait aucun rapport avec un quelconque processus de refinancement du déficit budgétaire, mais concernait spécifiquement les perspectives et les priorités économiques pour l’Algérie. La concertation est d’autant plus urgente que le pays fait face à un double choc économique provoqué par la Covid-19 et la chute des prix des hydrocarbures.
Le communiqué du ministère des Finance qui a rendu compte de cette rencontre, précise que la délégation était conduite par le chef de Division au niveau du département Moyen-Orient et Asie Centrale du Fond, Mme Geneviève Verdier. L’Algérie qui attend l’analyse et le point de vue du FMI est libre de ne pas en tenir compte, faut-il le préciser. Lesdites analyses s’appuient sur la dernière mission du FMI en Algérie qui, faut-il le constater a été virtuelle et s’est déroulée du 9 au 23 novembre 2020. Ce travail ordinaire de l’institution financière internationale qui n’engage en rien l’Algérie vise à «actualiser le cadrage macroéconomique et de discuter des perspectives et priorités pour l’Algérie, notamment suite au double choc de la Covid-19 et de la chute des prix des hydrocarbures», précise le communiqué. Aussi, les discussions de ce mercredi ont-ils porté sur les répercussions de la Covid-19 sur les agrégats macroéconomiques et budgétaires. «Le ministre des Finances a présenté le plan de riposte de l’Algérie en réponse à la pandémie», souligne la même source. A ce propos, M. Benabderrahmane a exposé les contours du projet de loi de Finances pour 2021. Il en ressort, selon le ministre des dispositions qui «visent à faire face aux répercussions de cette pandémie et à jeter les bases d’un plan de relance post crise», même si le texte a reçu un accueil mitigé à l’APN. S’appuyant sur ce même texte de loi et sur un certain nombre de décisions prises par l’Exécutif, le ministre des Finances a mis en évidence la volonté de l’Algérie qui demeure «engagée dans un processus ambitieux de réformes et de modernisation, touchant divers domaines à l’instar des réformes fiscale, budgétaire, bancaire, ainsi que la redynamisation du marché des capitaux», a poursuivi la même source. Sur ce, M. Benabderrahmane a présenté dans le détail, le modèle de développement adopté par le gouvernement. L’on déduira qu’il est principalement basé sur la diversification économique et la recherche d’autres alternatives pour le financement de l’économie nationale, parallèlement aux réformes structurelles engagées.
L’exposé du ministre des Finances qui vient résumer l’ensemble des discussions qu’a eu la délégation du FMI avec les cadres du gouvernement, sera décortiqué pour en sortir les points forts et les failles. En attendant leur rapport final, les responsables du FMI ont reconnu l’efficacité dont a fait montre le gouvernement algérien face à la pandémie de la Covid-19.
Le ministre et la délégation du FMI ont échangé sur «les instruments à envisager pour contenir le déficit budgétaire, stimuler la croissance et promouvoir une diversification de l’économie nationale», rapporte le communiqué. Il faut savoir que ce genre de rencontres ont lieu régulièrement, mais débouchent sur des recommandations du FMI, dont l’Algérie ne tient pas compte, en raison de l’absence de la dimension sociale.
Yahia Bourit