mardi , 20 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le Premier ministre présente, aujourd’hui, le plan d’action à l’APN </span>:<br><span style='color:red;'>Le grand oral pour Abdelaziz Djerad </span>

Le Premier ministre présente, aujourd’hui, le plan d’action à l’APN :
Le grand oral pour Abdelaziz Djerad 

Sur ces principaux secteurs, mais également dans l’ensemble des domaines d’activité, le plan d’action du gouvernement se veut très ambitieux et sur pas mal de volet innovant. Il reste à savoir si l’exécutif saura donner le coup de pouce nécessaire pour créer la synergie nécessaire.

Le Premier ministre Abdelaziz Djerad, présentera aujourd’hui devant les membres de l’APN, le plan d’action du gouvernement. Un acte constitutionnel qui marque le début effectif de l’action du gouvernement sur le terrain. Le document de l’exécutif aborde tous les aspects de la vie de la Nation. Sur beaucoup de secteurs, le gouvernement entend maintenir la même démarche, en y apportant plus de rigueur dans le fonctionnement des institutions. Il en est ainsi de la politique sociale qui, à l’instar de toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du pays, occupe une place centrale. Le gouvernement Djerad a l’intention d’aller plus loin, puisque il engagera, à travers les mécanismes de concertation avec les différents acteurs et partenaires sociaux, la «détermination d’un nouveau SNMG permettant l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et élaborera les textes nécessaires». A cela, le plan prévoit des mesures de défiscalisation au bénéfice des petits salaires. Des coups de pouce très sérieux en faveur du pouvoir d’achat des Algériens. La préservation et la consolidation du système de sécurité sociale et de retraite sont, quant à elles, inscrites en tant qu’«action prioritaire du gouvernement», qui œuvrera à «l’élargissement de la base cotisante et à l’intégration progressive des personnes actives, occupées au niveau du secteur informel».
Cette approche en direction de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le gouvernement en fait son credo et entend donner un coup de fouet au secteur de l’Education en rénovant des écoles, au nombre de 27.634 établissements accueillant 9.597.267 élèves, encadrés par 479.081 enseignants et 250.533 administratifs». Par ces actions, l’exécutif entend «renforcer les actions en matière de démocratisation et d’approfondissement de l’enseignement en vue d’assurer, non seulement l’égal accès de tous à l’éducation, mais également la réussite du plus grand nombre, dans un système éducatif fondé sur l’équité, la qualité et les valeurs éducatives de moralité et d’universalité, faisant de l’école le meilleur moyen d’ascension sociale».
Toujours dans le bien être des Algériens, le projet de plan d’action du gouvernement se fixe comme objectif l’intensification des efforts pour améliorer l’accès du citoyen à un logement décent et aux différents services, notamment l’eau, de l’énergie et les transports. Ainsi, ce projet prévoit l’achèvement des programmes publics en cours de réalisation, notamment le programme du raccordement de 398.000 foyers en gaz et 112.000 foyers en électricité, les «programmes complémentaires» qui prévoient le raccordement de 10.000 foyers en gaz et 7.000 foyers en électricité, et le raccordement en électricité et en gaz de la nouvelle ville de Draa Errich (4.000 foyers en gaz et 5.000 foyers en électricité).
Le plan prévoit aussi l’éradication totale des bidonvilles à travers le recensement et la mise en œuvre de nouveaux programmes destinés au relogement des ménages, en mettant en place un système de veille contre les tentatives de prolifération et de récidive.
Au plan économique, le gouvernement déploie une série d’actions qui visent au final l’équilibre de la balance commerciale des produits alimentaires. Il se donne jusqu’à 2024 pour y parvenir. Le secteur de l’agriculture et de la pêche constitue l’un des piliers du plan d’action dans son effort de diversifier l’économie nationale.
Sur l’Industrie, il sera question de réviser des textes réglementaires encadrant le dispositif CKD afin d’augmenter le taux d’intégration dans les activités de montage dans différentes activités industrielles et promouvoir la sous-traitance. «Le gouvernement veillera à réviser les textes réglementaires encadrant le dispositif CKD, dans l’objectif d’augmenter le taux d’intégration nationale dans les activités de montage et d’assemblage, notamment dans les industries mécaniques, électriques, électroniques et de promouvoir les filières de sous-traitance dans ces domaines d’activité», rapporte le document du gouvernement. On retient également dans le volet économique, une volonté d’orienter les investissements vers «les processus industriels des activités de sous-traitance bénéficieront d’un cadre incitatif d’accès au foncier et au financement et d’un régime fiscal préférentiel».
Sur ces principaux secteurs, mais également dans l’ensemble des domaines d’activité, le plan d’action du gouvernement se veut très ambitieux et sur pas mal de volet innovant. Il reste à savoir si l’exécutif saura donner le coup de pouce nécessaire pour créer une synergie nationale qui englobera l’ensemble des acteurs économique, politique et société civile autour de la nouvelle dynamique qui vise, ni plus ni moins que d’édifier la nouvelle République.