jeudi , 24 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Après que sa directrice a tenu des propos mensongers à l’adresse de l’Algérie</span>:<br><span style='color:red;'>Le mea culpa de l’OMS</span>

Après que sa directrice a tenu des propos mensongers à l’adresse de l’Algérie:
Le mea culpa de l’OMS

Il semble que certains médias intéressés aient «trituré» la déclaration de la directrice de l’OMS Afrique pour les sortir de leur contexte en faire une arme médiatique contre l’Algérie.

L’ OMS fait machine arrière sur l’appréciation qu’elle avait faite sur la situation épidémique en Algérie. Sa direction régionale pour l’Afrique est sortie, hier, de son mutisme pour «recadrer» les propos de sa propre directrice, Dr Matshidiso Moeti. Usant de propos diplomatiques, histoire d’épargner Dr Moetti le communiqué de l’OMS Afrique accuse les médias d’avoir «mal interprété» ses déclarations. «Lors d’un point de presse virtuel avec des journalistes internationaux le 11 juin 2020, Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de I’OMS pour l’Afrique, a été interrogée sur les perspectives actuelles de la pandémie régionale de Covid-19. (…) Les remarques de la Directrice régionale ont été mal interprétées par certains médias, qui les ont assimilées à une identification de l’Algérie comme étant une zone à incidence élevée dans la région», souligne le communiqué. Ce qu’il fallait comprendre aux dires de l’OMS Afrique, c’est le fait que «Dr Moeti a indiqué que la région connaît une augmentation constante des cas de Covid-19 et qu’un certain nombre de pays, dont l’Algérie, gèrent les zones à incidence élevée en prenant des mesures de santé publique fortes». Il semble donc que certains médias intéressés ont «trituré» la déclaration de la directrice de l’OMS Afrique pour les sortir de leur contexte en faire une arme médiatique contre l’Algérie. La même source va jusqu’à préciser que la conférencière a mentionné «quelques zones à incidence élevée devant être gérées dans un certain nombre de pays, comme c’est le cas actuellement en Afrique du Sud, en Algérie, au Cameroun par exemple». L’Algérie n’est pas citée en tant que «mauvais élève», sommes-nous invités à comprendre. Et la direction régionale de l’OMS pour l’Afrique d’expliquer : «Dr Moeti a fait référence à l’Algérie comme étant un exemple à suivre de pays qui gère des zones à incidence élevée, comme le font un certain nombre d’autres pays». Un exemple à suivre donc, d’autant plus que «l’analyse épidémiologique révèle une diminution du nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 depuis le 25 mai 2020».
L’OMS Afrique a estimé, en outre, que «les récentes mesures prises en Algérie, qui comprennent la création d’une Cellule opérationnelle chargée d’investigation et de suivi des enquêtes épidémiologiques, peuvent renforcer la réponse et l’endiguement des zones à incidence élevée». Il y a lieu de souligner les déclarations élogieuses de l’OMS au tout début de la pandémie. On retiendra le soutien qu’a apporté l’Organisation à l’Algérie par rapport aux «efforts de réponse déployés par les autorités sanitaires». La même direction n’a pas manqué de souligner que «l’OMS continuera à soutenir l’Algérie et tous les Etats membres dans leurs efforts de réponse à la pandémie de Covid- I9, et à traiter d’autres questions sanitaires prioritaires».
Il y a lieu de rappeler que les déclarations de la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique avaient suscité une vive réaction des membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, qui ont accusé celle-ci de «manipuler les données quotidiennes» de leur comité concernant les cas de contamination en Algérie.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, le Comité scientifique a «démenti en bloc les conclusions de la directrice régionale», qualifiant sa position de «dépassement de ses prérogatives, qui pourrait être mu par des considérations sélectives, rejetées dans le fond et en la forme».

Yahia Bourit