mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>La Conférence nationale des start-up s’est ouverte hier</span>:<br><span style='color:red;'>Le message fort du président Tebboune</span>

La Conférence nationale des start-up s’est ouverte hier:
Le message fort du président Tebboune

Il y a dans le propos du chef de l’Etat une réelle volonté de réussir le redressement économique du pays en s’adossant, entre autres, sur les start-up.

Le président de la République a donné, hier, à partir du Centre international des conférences, le coup d’envoi de la nouvelle stratégie dédiée à l’accompagnement effectif des petites entreprises innovantes. L’annonce officielle du lancement du Fonds national pour le financement des start-up, vient ainsi donner toute sa portée à une promesse électorale qui est devenue après la présidentielle du 12 décembre dernier, un engagement de l’exécutif. Ce Fonds se justifie économiquement du fait de la flexibilité du mode de fonctionnement des start-up qui développent un bonne «tolérance aux risques». Le chef de l’Etat qui est intervenu à l’ouverture de la conférence nationale des start-up «Algeria Disrupt 2020», a souligné que ce nouveau mécanisme de financement permettra aux jeunes porteurs de projets d’«éviter les banques et la lenteur bureaucratique qui en découle, à travers cet outil qui se distinguera par la flexibilité dont ont besoin les start-up». Il y a dans le propos du chef de l’Etat une réelle volonté de réussir le redressement économique du pays en s’adossant, entre autres, sur les start-up. Et comme pour signifier la détermination de l’exécutif, M. Tebboune a assuré que ce Fonds demeurera «ouvert au secteur privé et les sociétés étrangères qui souhaiteraient y contribuer financièrement».
Cela pour la principale annonce concrète concernant les start-up. Du côté de la Conférence nationale des start-up à proprement parler, il faut savoir qu’elle a la dénomination de : «Algeria Disrupt 2020», et ambitionne de booster véritablement la nouvelle économie du savoir en Algérie. Rehaussée par la présence du Chef de l’Etat qui en a assuré la présidence et organisée par le ministère délégué chargé de l’Economie de la connaissance et des startups, cette conférence qui se tient au Centre international des conférences (CIC), a pour objectif de créer un espace d’échanges et de débat autour des questions en relation avec ces entreprises et les moyens de leur développement en Algérie. Les 1.000 participants qui ont pris part à ce rendez-vous, entre start-up, incubateurs, représentants d’institutions gouvernementales et financières, opérateurs économiques, experts, associations, universités et centres de recherches, auront tout le loisir d’approfondir la discussion et dans trois panels dédiés au débat et à la recherche de solutions aux problèmes. Les thématiques choisies dans ces panels sont en rapport avec le cadre juridique, le capital risque «venture capital» et les incubateurs/accélérateurs.
Peu avant le début de la Conférence, M. Tebboune, accompagné du Premier ministre et du ministre délégué chargé de l’Economie de la connaissance et des start-up, a visité une exposition regroupant une quarantaine de start-up, organisée en marge de la rencontre afin de mettre en exergue la créativité de la jeunesse algérienne qui continue à prouver ses potentialités notamment durant cette période de pandémie. Le président Tebboune s’est entretenu avec les exposants qui lui ont présenté des aperçus sur leurs projets innovants ainsi que leurs différentes préoccupations.
M. Tebboune les a ainsi rassurés de l’engagement de l’Etat à enlever les verrous bureaucratiques qui entravent leurs investissements. Il a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de mettre en place une plateforme numérique relative au marché algérien et aux investissements disponibles en Algérie et de généraliser, en plus, l’utilisation des tablettes numériques au profit du secteur de l’Education nationale.
Nadera Belkacemi