jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Alors qu’aucune date n’est encore fixée</span>:<br><span style='color:red;'>Le métro d’Alger élabore un plan de reprise en deux volets</span>

Alors qu’aucune date n’est encore fixée:
Le métro d’Alger élabore un plan de reprise en deux volets

En prévision de la relance de l’activité de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) dont la décision dépend des pouvoirs publics, la société annonce l’élaboration d’un plan de reprise du service.

Le Directeur général du Métro d’Alger, Ali Arezki, a indiqué, hier, que l’entreprise, à l’arrêt depuis le 22 mars 2020, s’est mobilisée pour la reprise de l’activité où un plan de reprise a été mis en place, précisant que pour l’instant aucune date n’est encore fixée.
Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le DG de l’EMA a indiqué que «la date de la reprise n’est pas encore fixée et nous attendons la décision des pouvoirs publics et se fera en fonction de l’évolution de la pandémie de la Covid-19.
Il a affirmé «qu’entre temps, on s’est préparé pour cette éventuelle reprise avec une adaptation de notre activité à la situation exceptionnelle».
Le DG a fait savoir dans ce cadre qu’un plan de reprise comportant deux volets a été élaboré. Il a expliqué que le premier volet concerne l’adaptation de l’offre de transport «afin d’assurer le transport de nos usagers dans de bonnes conditions sanitaires».
À cet effet, «nous avons fixé les horaires d’exploitation de 7h00 à 19h00, avec une rame chaque 4 minutes 30 pour éviter l’entassement à l’intérieur des rames», ajoute-t-il.
Le responsable a affirmé que l’EMA a mis en place une offre de transport adaptée avec un taux d’occupation des rames du métro ne dépassant pas les 50% des capacités.
Pour ce qui est du deuxième volet, celui-ci concerne le protocole sanitaire, qui a été mis en place pour la lutte et la prévention contre le Covid-19. Ce volet consiste à mettre en place au niveau des stations un affichage pour rappeler l’impératif de respecter les gestes barrières. «Nous trouvons ces affiches au niveau des salles de billets, des guichets de vente, des quais», a-t-il précisé.
Ali Arezki a affirmé que le port de masques est obligatoire à l’intérieur du Métro afin de garantir une bonne distanciation physique des voyageurs où un marquage au sol a été réalisé pour canaliser les usagers.
Il a ajouté dans ce cadre qu’un système de balisage a été installé, en plus d’un affichage à l’intérieur des rames du Métro et des messages sonores rappelant tous les gestes barrières.
Le DG de l’EMA a affirmé que ses services assureront aussi la distribution du gel hydroalcoolique, ajoutant à cela le renforcement du personnel pour pouvoir orienter les usagers, rappeler les gestes barrières et veiller au respect des mesures sanitaires de lutte contre la propagation du coronavirus.
Par ailleurs, M. Arezki a indiqué que la reprise sera progressive avec l’exploitation, dans un premier temps, de 50% des capacités des rames. «La lutte contre la propagation du coronavirus doit continuer et nous devons limiter nos capacités à 50%», a-t-il déclaré.
Interrogé sur le volet financier et les pertes que l’EMA a subies, l’invité de la Radio nationale a avancé le chiffre de 13 milliards de dinars pour l’ensemble des modes de transport, métro, tramway, téléphérique et télécabines.
Pour le DG de l’EMA, la reprise aidera à amortir un tant soit peu les pertes engendrées par l’arrêt du service depuis le 22 mars de l’année passée.
La reprise serait bénéfique pour nous puisque ça nous permettra d’amortir un peu cette perte que nous avons subie, d’autant que le système d’exploitation de ce genre de transport nécessite une maintenance régulière, même lorsqu’ils sont à l’arrêt», a-t-il expliqué.
Le responsable a affirmé que les pertes financières sont dues à l’arrêt de l’activité en plus des opérations de maintenance effectuées durant la période de la suspension du service.
«Nous avons donc été obligés de faire le roulage quotidien des rames tout au long de cette période. Cela a généré beaucoup de charges et de dépenses, en contrepartie, il n’y a pas eu de recette», a-t-il indiqué.
Samir Hamiche