mardi , 20 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Après le reportage « Algérie, pays de toutes les révoltes »</span>:<br><span style='color:red;'>Le ministère de la communication dépose plainte contre M6</span>

Après le reportage « Algérie, pays de toutes les révoltes »:
Le ministère de la communication dépose plainte contre M6

Le ministère a légitimement fait le rapprochement entre ce produit médiatique détestable et l’approche du rendez-vous référendaire, «crucial» pour l’Algérie et son avenir. Cette pratique est récurrente dans les médias français à la veille de chaque rendez-vous important en Algérie.

Après l’interdiction d’exercice en Algérie qui lui a été signifiée, la chaîne française M6, qui s’est illustrée récemment par un reportage mensonger sur l’Algérie, fait l’objet de poursuite judiciaire intentée par le ministère de la Communication. Il est reproché à la chaîne française un travail clandestin, puisque «sans accréditation» dûment délivrée par une autorité compétente. De fait, l’émission «Enquête exclusive », dont il est question dans la plainte du ministère a été produite en dehors des règlements et lois en vigueur en Algérie, les mêmes lois qui s’appliquent partout ailleurs dans le monde. Dans un communiqué rendu public, hier, le ministère de la communication affirme avoir «déposé ce mercredi une plainte pour le tournage de l’émission en Algérie, sans l’accréditation prévue par la législation en vigueur contre la chaîne française M6 qui a diffusé dimanche dernier un documentaire sur l’Algérie».
La démarche du département de Ammar Belhimer est conforme à la législation en la matière. Et l’on est convaincu à la Communication que la chaîne française, qui a diffusé dimanche soir un documentaire dans son émission «Enquête exclusive», intitulé «Algérie, le pays de toutes les révoltes», dans lequel, M6 a porté un «regard biaisé» sur le Hirak, tombe sous le coup de la loi.
Cette même conviction avait amené le ministère à préciser, lundi dernier que «ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelle que forme que ce soit». Cette sentence sans appel est confortée par un rappel du ministère à propos d’une demande introduite, le 6 mars dernier par la rédaction de la chaîne française d’accréditation de presse. Dans sa demande, M6 avait clairement signalé que l’accréditation devait être destinée aux membres de l’équipe de l’émission «Enquête Exclusive».
Ladite équipe devrait procéder au tournage d’un documentaire sur «la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays». Très loin donc du torchon qui a été diffusé.
Flairant certainement le cynisme de la chaîne française, «cette demande a reçu une suite défavorable des services des ministères de la Communication et des Affaires étrangères», a noté le ministère de la Communication. Mais malgré ce refus clair et net, «l’équipe a produit un tout autre documentaire (…) portant un regard biaisé sur le Hirak». On aura déduit l’objectif caché de la demande d’accréditation au visionnage du produit.
Le ministère a légitimement fait le rapprochement entre ce produit médiatique détestable et l’approche du rendez-vous référendaire, «crucial» pour l’Algérie et son avenir. Cette pratique est récurrente dans les médias français à la veille de chaque rendez-vous important en Algérie. Ils «s’adonnent à la réalisation et la diffusion de reportages filmés et autres produits journalistiques, dans le vil but de tenter de démotiver le peuple algérien, notamment sa jeunesse», indique-t-on. «Il n’est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l’image de l’Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports», conclut le communiqué.
Anissa Mesdouf