samedi , 8 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ammar Belhimer</span>:<br><span style='color:red;'>«Le ministère en passe d’élaborer un projet de loi sur la publicité»</span>

Ammar Belhimer:
«Le ministère en passe d’élaborer un projet de loi sur la publicité»

Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer, annonce un projet de loi sur la publicité qui mettra de l’ordre dans un secteur désorganisé et caractérisé par des dysfonctionnements.

Dans un entretien accordé au média en ligne «Dzair-Tube», le ministre a évoqué plusieurs sujets liés à la presse, un secteur qui nécessite encore des efforts pour mettre de l’ordre en son sein. Faisant savoir que «le ministère est en passe d’élaborer un projet de loi sur la publicité, à même de corriger les dysfonctionnements enregistrés sur le terrain», M. Belhimer a évoqué, entre autres, les critères d’octroi de la publicité publique, la consécration de la liberté de la presse, l’hébergement des journaux électroniques avec le domaine national ».dz» et l’amélioration du cadre juridique.
À propos de la publicité, M. Belhimer affirme qu’elle «nécessite une régulation urgente pour éviter l’anarchie et certaines pratiques négatives et non professionnelles».
Il a fait savoir que les 15 critères objectifs pour bénéficier de la publicité publique seront mis en œuvre au début du mois de janvier 2021, affirmant qu’il s’agit d’une étape transitoire.
S’agissant de la liberté de la presse, ce droit est consacré et renforcé son exercice par les amendements apportés à la Constitution votée par référendum le 1er novembre dernier. «La dernière révision constitutionnelle avait «consacré la liberté de la presse et renforcé son exercice», ce qui impliquerait «de tenir compte des derniers développements et des acquis remportés lors du processus d’adaptation des lois organiques», a-t-il assuré.
Il a affirmé que l’amendement et l’actualisation de ces lois, «seront opérés conformément à la vision et aux cadres nouveaux» prévus dans l’amendement constitutionnel en matière d’information et de communication.
Dans le même sillage, il a indiqué les cadres juridiques et les textes régissant le secteur de la communication, en tête desquels la loi organique relative à l’information et la loi sur l’activité audiovisuelle ainsi que celle sur la publicité constituent l’objet d’un des ateliers de réforme adoptés.
M. Belhimer a annoncé, par ailleurs, la poursuite par son département de l’opération d’actualisation et d’élaboration des nouveaux textes en adéquation avec le dernier amendement constitutionnel ainsi que les évolutions que connaît le monde dans le domaine de l’information et de la communication.
Évoquant la numérisation, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le secteur veille à redoubler les efforts pour la réussite de cette opération, précisant que des résultats ont été enregistrés dans ce sens.
«Des étapes considérables» avaient été franchies jusqu’à ce jour dans le domaine du numérique, notamment depuis le mois de juin dernier, où la transmission analogique a été remplacée par la transmission numérique et ce dans les délais fixés par l’Union internationale des télécommunications (UIT)», a expliqué le ministre au média «Dzair-Tube».
La carte du journaliste professionnel est l’un des sujets évoqués par le ministre.
Il a affirmé à ce propos que «l’élaboration de la décision relative à la création d’une commission provisoire chargée de l’octroi de la carte de journaliste professionnel et de l’organisation des élections relatives à la formation d’une commission permanente pour l’octroi de cette carte», ajoutant que cette commission, composée d’experts et de compétences dans le domaine des médias, devra prendre en charge la mise à niveau et l’examen de tous les dossiers relatifs à la carte de journaliste professionnel en toute transparence, objectivité et intégrité afin de barrer la route aux intrus de ce métier».
Pour ce qui est de la presse électronique, un secteur nouveau en Algérie et non encore réglementé, M. Belhimer annonce un projet de réglementation.
«Nous attendons la promulgation du décret exécutif relatif à l’activité des médias électroniques dans le Journal officiel», mettant l’accent sur l’impératif pour tous les sites électroniques «de se conformer aux dispositions du décret en question dès sa promulgation», a déclaré le ministre à propos de l’organisation de ce secteur.
Il a affirmé que les sites des médias électroniques doivent être domiciliés en Algérie avec le nom de domaine «.dz». «Le ministère a élaboré le premier texte juridique régissant le domaine des médias électroniques en Algérie et lequel contraint la presse électronique à la domiciliation sous le domaine (.dz)», a-t-il indiqué.
Il a assuré enfin que le nom de domaine ».dz» constitue l’un des critères pour l’obtention de la publicité et de se mettre à l’abri des attaques de hackers.
«Le fait de contraindre les sites électroniques à la domiciliation sous le domaine (.dz) en tant que condition pour l’accès à la publicité est un facteur permettant de les protéger des piratages et des attaques étrangères», a conclu M. Belhimer.
Samir Hamiche