lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>MORT DE 65 MIGRANTS AU LARGE DE SFAX </span>:<br><span style='color:red;'>Le ministre de l’Intérieur tunisien limogé</span>

MORT DE 65 MIGRANTS AU LARGE DE SFAX :
Le ministre de l’Intérieur tunisien limogé

A u lendemain du drame ayant secoué la Tunisie suite au naufrage d’un bateau au large de la ville de Sfax où plus de soixante jeunes candidats à l’immigration ont perdu la vie, le ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem, a été démis de ses fonctions. Le ministre de la Justice Ghazi Jeribi, a été désigné pour assurer les fonctions du ministre de l’Intérieur par intérim. Ce limogeage a été décidé par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed et annoncé via un communiqué sans donner toutefois les véritables raisons de cette démarche.

Pour plus d’un, tout laisse croire que ce limogeage est lié au naufrage d’un bateau dimanche dernier. D’ailleurs, le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé mercredi, avoir limogé des responsables des services de sécurité à Sfax et à Kerkennah, dans l’est tunisien, après le naufrage d’un bateau transportant des migrants, un drame qui secoue la Tunisie. Au moins 65 personnes – majoritairement des Tunisiens-, sont mortes dans le naufrage de leur embarcation au large de Kerkennah, archipel situé en face de Sfax (est), la deuxième ville du pays. Soixante-huit personnes ont été secourues. Lotfi Brahem a décidé de limoger les responsables après que «les ré- sultats des (…) investigations préliminaires» sur le naufrage, ont montré qu’ils avaient failli à leur devoir «de façon directe ou indirecte», avait expliqué le ministère dans un communiqué. Le bilan des victimes du naufrage est toujours provisoire, des survivants ayant évoqué la présence d’au moins 180 personnes à bord au moment du naufrage dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit du naufrage de migrants le plus meurtrier en Méditerranée depuis le 2 février, quand 90 personnes, en majorité des Pakistanais, étaient mortes noyées au large de la Libye, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Un bilan rendu public lundi fait état de 55 migrants morts noyés. Un porte-parole du ministère de l’Intérieur avait fait état précédemment de 52 cadavres repêchés dont 36 Tunisiens et 12 étrangers, des migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Les autres n’ont pas encore été identifiés. «Les recherches ont abouti au repê- chage de sept corps portant à 55» le nombre de personnes ayant été récupérées mortes, a ensuite indiqué dans un nouveau communiqué le ministère. Soixante-huit personnes au total, ont été secourues -dont 60 Tunisiens, et le bilan des victimes est toujours provisoire, des survivants ayant évoqué la présence d’au moins 180 personnes à bord au moment du naufrage, dans la nuit de samedi à dimanche, au large de l’archipel de Kerkennah (est). Le Premier ministre Youssef Chahed, s’est rendu sur place. «Des raisons sociales ont poussé ces jeunes dans cette aventure, auxquelles s’ajoutent un état de frustration et de désespoir», a-t-il reconnu. Lors d’une réunion du gouvernement lundi à Tunis, M. Chahed avait appelé à démanteler «le plus vite possible» les «réseaux criminels qui profitent de ces jeunes cherchant à émigrer et qui mettent leur vie en danger». Les autorités tunisiennes ont déjà annoncé être à la recherche de huit «personnes impliquées dans l’organisation du voyage qui ont été identifiées et sont originaires de l’archipel de Kerkennah». Il s’agit du naufrage de migrants le plus meurtrier en Méditerranée depuis le 2 février, quand 90 personnes, en majorité des Pakistanais, étaient mortes noyées au large de la Libye, selon l’OIM.

Alger: Samir Hamiche