dimanche , 27 septembre 2020

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Le monde a besoin de clarté

Les imminents experts de l’OMS se sont réunis ce samedi pendant six longues heures pour nous annoncer que la pandémie du coronavirus allait probablement être «très longue». C’est la quatrième réunion du Comité d’urgence de l’organisation onusienne, depuis l’apparition du virus, et franchement on attendait bien plus que ce constat qui n’apporte rien de nouveau, puisque des centaines de spécialistes infestant les plateaux de télévisions, partout dans le monde, ont déjà eu à prononcer cette même sentence.
Et de la première organisation sanitaire et ses experts on était en droit d’attendre plus, bien plus qu’une pandémie « longue » et de savoir que «L’OMS continue d’estimer que le risque posé par la Covid-19 est très élevé». En résumé, rien de nouveau que ce que l’on savait déjà.
Il faut dire que l’OMS joue plutôt à la défensive et donne l’impression d’avoir perdu la main sur ce dossier, qui est en réalité géré différemment d’un pays à un autre, et où l’organisation sanitaire n’arrive pas à se faire entendre par tout le monde.
Une situation qui n’est pas le seul fait des critiques de Trump ou de Bolsonaro, mais aussi de la mauvaise gestion et des hésitations de cette organisation. L’épisode du traitement à la chloroquine, approuvé puis désapprouvé, puis approuvé et désapprouvé encore une fois, jusqu’à ne plus savoir qu’elle est la position de l’OMS sur le sujet, le silence observé sur les autres traitements, ou au plus un petit appui timide à certains d’entre eux, et d’autres approximations ont jeté le trouble sur les capacités effectives de l’OMS à faire face à une pandémie aussi grave, et surtout si elle était capable de jouer son rôle de garde fou, mais aussi de coordinateur de toutes les initiatives et mesures prises ici et là dans le monde.
Que l’on vienne nous dire après une longue réunion du Comité d’urgence de ladite organisation, que la pandémie sera longue et que ses effets (économiques s’entend) seront ressentis dans les décennies à venir est franchement un non événement de la part d’une organisation dont on attend beaucoup plus, notamment sur le plan des traitement et des vaccins qui sont en chantier, et sur lesquels l’OMS n’a pipé mot.
A croire que sur le fond de la pandémie l’organisation de M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, ne veut pas, ou a tout simplement peur, de se prononcer. Alors elle nous sert des généralités, au moment où nous avons, pourtant, besoin de certitudes et de clarté.
Par Abdelmadjid Blidi