vendredi , 7 mai 2021

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Le mouton noir du Maghreb

Les puissants du moment ont les yeux braqués sur le Maghreb et le Sahel. Deux régions qui nous concernent au plus haut point. La violation du cessez-le feu par le Maroc sur le tracé de Guergaret est le prélude de graves perturbations qui risquent de secouer toute la région du Maghreb. Si l’on ajoute à cette agression militaire, la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et l’impasse où sont actuellement les négociations de paix en Libye et au Mali, on obtient une véritable bombe à retardement susceptible de souffler toute l’Afrique du Nord et le Sahel. Le seul point qui peut paraître positif tient dans le fait que les Américains, les Britanniques, les Allemands et autres Russes tentent de coordonner avec l’Algérie pour contrôler au mieux la situation qui, si on n’y prend pas garde, pourrait se transformer en menace d’ordre planétaire.
Vraisemblablement satisfaits de la stabilité de l’Algérie face à un Mali en guerre, une Tunisie bouillonnante, une Libye hors du coup et un Maroc en passe de prendre feu, les puissances du moment montent des scénarios divers et construisent des parades, avec l’objectif de répondre aux risques géostratégiques que font peser les terroristes et des policemen inconscients sur les populations de la région.
Il faut dire jusqu’à récemment, les stratèges américains, britanniques et autres ont omis dans toutes leur prévisions, un point très important ou alors pensent tellement bien le «gérer» qu’ils ne le font pas figurer sur leurs plans de batailles. Le point en question est un pays de plus de près de 40 millions d’habitants où le régime ne tolère pas un mot déplacé sur la personne du roi. Plusieurs journalistes qui ont fait de la prison à cause de leur écrit, en savent quelque chose. Ce n’est pas un facteur d’instabilité dans un avenir proche disaient les experts.
Mais il faut savoir que le Maroc, ne s’occupe pas seulement de traquer les journalistes un peu «trop libres». Il bastonne et torture tous ceux qui osent évoquer la question légitime de décolonisation du Sahara Occidental. Mais cette question était censé être sous contrôle pensaient les observateurs.
Il se trouve cependant qu’il y a un lien direct entre ce pays et la situation dans la région. Le Maroc est premier exportateur de drogue. Celle-ci transite par le Sahel et enrichit les chefs terroristes. Tous les rapports de l’Onu sur la région mettent en évidence le fait que les milliards de dollars de la drogue sont gérés à partir du Maroc, sans que les autorités de ce pays ne bougent le petit doigt pour arrêter les chefs du cartel du kif qui alimentent l’AQMI et le MUJAO.
Par Nabil G