mardi , 2 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Référendum de la révision de la Constitution </span>:<br><span style='color:red;'>Le «Oui» l’emporte avec 66,80% des voix exprimées</span>

Référendum de la révision de la Constitution :
Le «Oui» l’emporte avec 66,80% des voix exprimées

Le « Oui » l’a emporté avec 66,80% des voix exprimées par plus de 5 millions d’électeurs. Les résultats préliminaires du référendum de la révision constitutionnelle ont été annoncés dans la matinée d’hier lors d’une conférence de presse animée par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi.

Vingt-quatre heures après la fin de l’opération électorale, suivie par le dépouillement des bulletins de vote, le président de l’ANIE a annoncé, dans la matinée d’hier, les premiers résultats lors d’une conférence organisée au Centre international des conférences, à Alger.
En plus du taux de participation qui est de 23,7%, M. Charfi a avancé d’autres détails chiffrés concernant le nombre de votants, les voix qui sont pour le projet de révision de la Constitution et celles qui sont contre.
Ainsi, le nombre des votants s’élève à 5.636.172, dont 45.071 inscrits résidents à l’étranger, sur un total d’électeurs de 24.475.310. Les voix exprimées lors de ce référendum s’élèvent à 5.023.385, a précisé M. Charfi. Le nombre de votants par «Oui» sont de 3.355.518 électeurs, tandis que celui des votants par «Non» est de 1.676.867 (33,20 %) Les voix annulées sont de 633.885, alors que les voix objets de litige s’élèvent à 407.
Il est à signaler par ailleurs qu’en dépit du fait que le taux de participation soit faible, le scrutin est validé sur les plans juridique et constitutionnel. À ce propos, M. Charfi a affirmé que le taux de participation au référendum sur le projet d’amendement de la Constitution, qui a atteint 23,72% au niveau national, «ne pose pas de problème, ni sur le plan juridique ni sur le plan constitutionnel».
Le président de l’ANIE a précisé qu’aucun texte de loi ne valide ou annule le scrutin. «Dans la législation algérienne, il n’y a pas un seuil qui valide ou annule un scrutin», a-t-il indiqué.
Le responsable s’est exprimé aussi sur la participation des membres de la communauté algérienne établis à l’étranger dont le taux est faible qui est de l’ordre de 4,9%.
M. Charfi a affirmé que cela est dû aux «restrictions de déplacements imposées par les pays hôtes à cause de la pandémie du coronavirus». «Notre émigration a voté partout dans le monde, mais le taux de participation a été en deçà de ce qu’elle nous a habitué. Ce taux de participation de 4,9% est honorable pour notre émigration», a-t-il souligné.
À signaler que le taux de participation au niveau national avait été annoncé dimanche soir par le président de l’ANIE. Il s’agit de 23,7% enregistré à la fermeture des bureaux de vote à 19 heures.
Ce taux avait progressé de 5,88% à 11 heures, à 13,03% à 14h00 heures pour atteindre 18,44% à 17h00. Le taux de participation dans les wilayas du Sud «était, de façon globale, le même que celui des scrutins passés si on prend en compte le taux national de participation qui a atteint 23,72%. Au contraire, c’est un signe de bonne santé pour la démocratie.
Le changement se concrétise sur le terrain», a-t-il affirmé, ajoutant que l’ANIE rend public tous les taux de participation, même «les plus faibles». «Nous publions les résultats par wilaya, quel que soit le taux de participation. Nous sommes avec la transparence totale. Nous ne faisons aucune différence entre une région et une autre. Le citoyen a exprimé son opinion en toute liberté», a soutenu M. Charfi.
S’agissant des conditions du déroulement de l’opération de vote, le conférencier a évoqué «deux dépassements distincts» enregistrés à Mascara et El-Bayadh qui ont été signalés par les coordinateurs régionaux de l’ANIE.
Interrogé par ailleurs sur le recours dans l’avenir au vote électronique, M. Charfi a indiqué que cette méthode «est envisageable, mais étape par étape» et «il faut qu’elle garantisse la transparence».
S’agissant du déroulement de la campagne référendaire, il a rappelé que les représentants de la société civile ont animé 965 meetings et 137 activités de proximité, les partis politiques 220 meetings et 33 activités de proximité, les personnalités nationales 48 meetings et 10 activités de proximité, et les membres du gouvernement 57 meetings et 12 activités de proximité.
Samir Hamiche