samedi , 17 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>67 enquêtes sur des agressions sur des Algériens ouvertes à l’étranger  </span>:<br><span style='color:red;'>Le parapluie de la Justice s’étend hors de nos frontières</span>
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67 enquêtes sur des agressions sur des Algériens ouvertes à l’étranger :
Le parapluie de la Justice s’étend hors de nos frontières

Cette protection judiciaire apportée à l’Algérien en terre étrangère illustre assez bien les efforts fournis par l’Etat afin de garantir à l’ensemble des citoyens les droits que leur garantit la Constitution du pays et au-delà, la déclaration des droits de l’homme.

Pas moins de 67 enquêtes ont été diligentées à l’étranger impliquant des ressortissants algériens. Le ministre de la Justice, Tayeb Louh qui en a fait la révélation, hier, lors de la Journée parlementaire consacrés aux droits de l’homme, note que dans tous ces dossiers, les Algériens étaient victimes d’agressions. Ces informations judiciaires prouvent, si besoin, que les citoyens ne sont pas abandonnés par leur Etat, sitôt avoir quittés le territoire nationale. Elles ont été rendues possibles par le truchement les mécanismes de coopération judiciaire internationale, que l’Algérie a contribué à dynamiser au bénéfice des justiciables algériens. M. Louh n’a pas manqué, dans ce contexte, de rappeler que toutes ces enquêtes entrent en droite ligne avec la réforme du système judiciaire. Entre autres acquis, le ministre cite justement «l’extension de la compétence judiciaire des tribunaux algériens concernant les agressions sur les Algériens à l’étranger». Cette compétence donne à la justice algérienne la prérogative d’exterritorialité lorsqu’un algérien se retrouve victime d’une agression quelqu’en soit sa nature.
C’est là un « saut » appréciable de l’institution judiciaire et une sérieuse protection du citoyen algérien, puisqu’il bénéficie du soutien de son Etat dans le cadre d’un conflit judiciaire à l’étranger. C’est immensément plus important qu’un avocat du pays où l’agression a été commise.
Cette protection judiciaire apportée à l’Algérien en terre étrangère illustre assez bien les efforts fournis par l’Etat afin de garantir à l’ensemble des citoyens les droits que leur garantit la Constitution du pays et au-delà, la déclaration des droits de l’homme.
Le ministre de la Justice s’est voulu serein sur le sujet du respect des droits de la personne en Algérie et a rappelé, pour ce faire, les plus importants ateliers ouverts par le secteur de la justice dans le cadre de la réforme visant à protéger les droits des justiciables et renforcer les droits de l’Homme.
A ce propos, M. Louh a mis l’accent sur la nécessité de reconnaître «la sagesse» du principal artisan de la promotion des droits de l’homme en Algérie. Il s’agit, soulignera le ministre, du président de la République.
M.Louh s’est voulu reconnaissant à l’endroit du chef de l’Etat qui est, dit-il, «parvenu à asseoir les règles d’évolution dans ces questions sensibles d’un point de vue national souverain».
Tout l’effort consenti sur deux décennies pour améliorer le rendu de la justice algérienne et aujourd’hui étendre le parapluie jusqu’en dehors des frontières, est reconnu par tous les professionnels de la justice de par le monde. Mais il reste néanmoins des cercles intéressés qui usent de la question des droits de l’homme pour faire passer des agendas destructeurs pour des Etats. Le ministre a, en effet, indiqué que le président,M Abdelaziz Bouteflika «refuse que les principes des droits de l’Homme soient exploités par des milieux étrangers pour d’autres fins qui ont eu leurs impacts dans plusieurs pays». Sans commentaire.
Alger: Smaïl Daoudi