jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Tribunal criminel</span>:<br><span style='color:red;'>Le pédophile d’Oued Tlélat condamné à 12 ans de prison ferme</span>

Tribunal criminel:
Le pédophile d’Oued Tlélat condamné à 12 ans de prison ferme

Le pédophile en série d’Oued Tlélat ne sévira plus. Le Tribunal criminel près la Cour d’Oran vient de le condamner à 12 années de prison ferme. Le mis en cause a été poursuivi dans une affaire dont les séquences sont identiques à celles rapportées par les medias étrangers. Le document d’accusation cite l’accusé l’indexant, preuves à l’appui, d’avoir abusé de 6 enfants âgés entre 6 et 11 ans.

Le prévenu ne trouvait rien de mieux à faire que d’introduire discrètement ses «proies » dans la grande salle de son domicile avant qu’il ne leur fasse subir les pires des angoisses et d’atteinte à la pudeur sur mineur. Pis, les victimes sont tous, résidents du même immeuble dans lequel réside leur bourreau. Autrement dit, les victimes, traumatisées, sont appelées à rencontrer quotidiennement leur tortionnaire tout en observant la loi de l’omerta, les tabous sociaux obligent. Sauf que les mamans sont, à plus d’un titre, suspicieuses en relevant des comportements bizarroïdes observés chez leurs enfants.
Elles ont été ingénieuses pour mener leurs propres enquêtes auprès de leurs enfants avant de s’en remettre aux enquêteurs appuyant leurs dires par des preuves palpables, des certificats médicaux délivrés par des spécialistes attestant que les 6 enfants ont été violés. Mieux, les mêmes documents dépeignent avec exactitude les traces d’abus exercés sur les chérubins. En prononçant son réquisitoire, le procureur était pudique mais implacable dans son récit laconique mais riche en enseignements en se contentant de réclamer, à tête détournée et d’une voix mesurée, des peines à la hauteur du délit perpétré contre des enfants sans défense. Cette histoire a commencé le 24 janvier de l’année passée lorsque les parents des victimes ont actionné la machine judiciaires en se constituant parties civiles et déposé des plaintes contre le mis en cause l’accusant d’atteinte à la pudeur.
L’accusé, quant à lui, a tenté l’astucieuse stratégie le disculpant en versant dans le mensonge. Celle-ci ne tenant pas la route, le mis en cause a versé dans l’amalgame en invectivant les mères des victimes les accusant de torts qu’elles n’ont pas commis. «Toute l’affaire est fomentée de toutes pièces par les mères des enfants constituées de femmes répudiées auxquelles je me suis à la fois catégoriquement et farouchement opposé quant à introduire des personnes étrangères dans l’immeuble», a-t-il déclaré perfidement ajoutant qu’«elles voulaient se venger de moi et de mon intégrité morale».
«Je suis, à maintes reprises, entré en confit avec ces femmes en raison de leurs comportements », a-t-il ajouté tout en clamant son innocence qui ne sera pas validée par les membres du jury qui se sont remis à leurs âmes et consciences.
Mohamed Aissaoui