vendredi , 18 juin 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Il a été annoncé hier </span>:<br><span style='color:red;'>Le permis biométrique  pour fin janvier</span>
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Il a été annoncé hier :
Le permis biométrique pour fin janvier

Tout en indiquant que le prototype du permis de conduire biométrique «est fin prêt», M.Naït El Hocine, a affirmé que l’opération est présentement en phase d’essais techniques. On en est donc aux dernières retouches.

Le permis de conduire biométrique, annoncé l’année dernière, sera une réalité à la fin du mois en cours. Cette perspective appelle l’instauration du fameux permis à points vers la fin du mois de juillet 2018. A cette échéance, les automobilistes ne vivront pas dans la hantise d’un retrait de permis pour toute infraction commise. C’est ce qui a été révélé hier, lors d’une émission de la chaîne 3 de la radio nationale. Le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), Ahmed Naït El-Hocine, à l’origine de ces annonces, a justifié le retard dans le lancement du permis bimoétrique prévu initialement à la fin décembre de l’année dernière. «Nous avons eu un petit contretemps» d’ordre technique, lié principalement, a-t-il révélé, à l’indisponibilité de certains intrants qui devaient être importés. Mais, assure-t-il, «la distribution des permis biométriques devrait avoir lieu dès la fin janvier en cours, alors que l’entrée en vigueur du système du permis à points interviendra à partir de juillet prochain». Ce contretemps diffère automatiquement l’entrée en vigueur de certains aspects de la nouvelle loi relative au permis de conduire à points.
Tout en indiquant que le prototype du permis de conduire biométrique «est fin prêt», M.Naït El Hocine, a affirmé que l’opération est présentement en phase d’essais techniques. On en est donc aux dernières retouches. Autant dire que le léger retard n’en n’est pas vraiment un aux dires du directeur du CNPSR. «L’ampleur de ce projet et sa complexité technique, ce petit retard dans sa mise en œuvre est insignifiant» insiste-t-il. Il convient de souligner, que le document de transport sera réalisé dans l’imprimerie officielle. Ce qui lui confère un haut niveau de sécurité. «Il fallait s’assurer plutôt du bon fonctionnement de ces permis avant de les distribuer», a noté M. Naït El Hocine, qui ne semble pas douter de l’impact du permis à points sur le quotidien des automobilistes.
Il faut savoir, souligne le directeur du CNPSR, que l’entrée en vigueur effective de la nouvelle loi relative au permis de conduire impacte positivement la circulation et la sécurité routières. Cela, en matière de réduction du nombre d’accidents et, donc, des décès, ainsi que la baisse des pertes dues à l’insécurité routière, estimées à 100 milliards de dinars annuellement.
Sur la question des accidents de la route à proprement parler, on apprend que sur les 11 premiers mois de 2017, il a été observé un net recul des indicateurs de la sécurité routière «avec 23.532 accidents qui ont fait 3.372 morts contre 32.921 accidents et 4.267 morts à la même période de 2015, soit une baisse de près de 30% en deux ans», informe le directeur du CNPSR qui n’omet pas de relever que «les résultats sont positifs mais insuffisants». A ce propos, il a souligné qu’avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi relative au permis de conduire, la mise en place du permis à points et l’installation prochaine de la Délégation nationale à la sécurité routière, «l’année 2018 sera celle de la sécurité routière».
Rappelons, que la Délégation nationale à la sécurité routière, prévue par la nouvelle loi, et dont le décret de création sera publié «très prochainement», sera chargée «de la gestion du fichier national du permis de conduire, de la formation, de la surveillance et du contrôle de tous les projets qui seront lancés dans le domaine de la sécurité routière» a précisé M. Naït El-Hocine.
Alger: Smaïl Daoudi