mardi , 19 octobre 2021
Le Premier ministre appelle à Belgrade à renforcer les fondements du non-alignement

Le Premier ministre appelle à Belgrade à renforcer les fondements du non-alignement

Le Premier ministre, ministre des Finances, M. Aïmene Benabderrahmane, a souligné lundi à Belgrade, la nécessité de renforcer les fondements du non alignement et réaffirmé que le rôle de l’Algérie dans ce sens «sera fondamental».

«La nécessité de renforcer les fondements du non alignement revient avec acuité. Les principes du non alignement vont permettre au monde d’aller de l’avant pour concrétiser la paix et la stabilité dans le monde», a déclaré à la presse M. Benabderrahmane, qui représente le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune aux travaux de la Conférence commémorative du 60ème anniversaire du Mouvement des non-alignés (MNA), ouverts ce lundi dans la capitale serbe.
Le Premier ministre a réaffirmé que «le rôle de l’Algérie sera fondamental comme il l’a tout le temps été», rappelant, à ce titre, l’appel à l’instauration d’un nouvel ordre économique mondiale, lancé par le défunt président Houari Boumediene au cours de la conférence d’Alger de 1973. «Nous insistons toujours sur cela afin d’assurer la stabilité, la paix et un développement équilibré pour tous les peuples», a -t-il ajouté. Le Premier ministre a tenu aussi à rappeler, à cette occasion, que le non alignement a été «fondé sur des principes fondamentaux», à l’instar du droit des peuples à l’autodétermination.
Les pays non-alignés se sont réunis en sommet lundi pour commémorer leur première conférence tenue en 1961 dans la capitale serbe, au moment où le mouvement est en quête d’une renaissance, et loin d’atteindre ses objectifs d’un ordre mondial juste et pacifique. Tenue du 1 er au 4 septembre 1961, la réunion de Belgrade a vu naître le mouvement des non-alignés. Elle était l’aboutissement de la première conférence de Bandung de 1955, résultat d’un premier rapprochement diplomatique entre les pays asiatiques et africains qui a porté sur trois revendications majeures soutenant la décolonisation, l’intégration de leurs pays dans le système multilatéral et le développement économique. Outre le non alignement idéologique, le mouvement prône depuis des décennies, le non alignement économique. A ce titre, le quatrième sommet des chefs d’Etats et de gouvernements organisé du 5 au 9 septembre 1973 a été un tournant dans l’histoire du mouvement puisqu’il y était question de défendre un nouvel ordre économique international.
L’ancien président Houari Boumediene qui accordait une priorité absolue à ce sommet avait, quelques mois plus tard, demandé la tenue d’une session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies au cours de laquelle il défendra, du 9 avril au 1er mai1974, les recommandations de la rencontre tenue à Alger.
Il s’agissait globalement de défendre l’instauration d’un système économique mondial censé supplanter un système de nature colonialiste et impérialiste accordant la priorité aux pays riches au détriment des pays pauvres.
L’égalité et l’intérêt commun de tous les pays, mais aussi le droit des pays du Tiers Monde d’exercer leur souveraineté sur leurs ressources naturelles figuraient parmi les principales recommandations du sommet d’Alger.