lundi , 12 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Relance de l’économie</span>:<br><span style='color:red;'>Le président de la CIPA plaide pour une fiscalité intelligente</span>

Relance de l’économie:
Le président de la CIPA plaide pour une fiscalité intelligente

Le président de la Confédération interprofessionnelle des producteurs et industriels Algériens (CIPA), Abdelouahab Ziani, a appelé à la concrétisation en urgence du plan de relance de l’économie et de mettre en place une «fiscalité intelligente».

Pour soutenir les entreprises en difficultés, M. Ziani, qui intervenait, hier, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale a plaidé pour le lancement d’une «stratégie sur la fiscalité afin de baisser la fiscalité et de l’élargir». «Nous avons toujours appelé à la mise en place de la Task fiscale, celle-ci elle doit être élargie au profit de tout le monde afin de récupérer le marché parallèle», a-t-il déclaré.
Pour M. Ziani «Il va falloir que tout le monde paie une fiscalité mais d’une petite valeur», affirmant que le taux de 47% de fiscalité cumulée retombe sur quelques entreprises existantes, alors que les autres ne paient pas. L’invité de la Radio nationale a affirmé que dans le but d’encourager les opérateurs et des entreprises à se confirmer au régime fiscal, il faut baisser sa valeur. Il a indiqué dans ce cadre que «pour encourager que tout le monde paie un peu de fiscalité, il va falloir la baisser et réfléchir à une sur fiscalité intelligente qui puisse ramener tout le monde sur scène».
Affirmant que les entreprises subissent de plein fouet les charges fiscales, le président de la CIPA a souligné la nécessité d’aller vers un allègement de la fiscalité et de lancer des concertations avec les entreprises sur ce sujet et trouver un modèle qui peut arranger tout le monde. Il a déploré le fait que des redressements fiscaux ont continué, affirmant qu’un pays se construit sur une concertation fiscale qui doit se projeter sur le long terme. Il a indiqué que le patronat n’a pas été consulté en ce qui concerne le volet fiscal de la dernière Loi de Finances.»Nous sommes des « producteurs » de fiscalité pour le Trésor public et c’est très important de discuter avec nous pour prélever une fiscalité pour toute la population ; mais si cette fiscalité est dans un seul sens, nous perdrons toujours les opérateurs qui sont dans le circuit légal pour partir dans le marché parallèle», a-t-il déclaré.
Pour ce qui est de la relance de l’économie nationale, l’invité de la Radio nationale a affirmé qu’il faut se mettre autour d’une table pour discuter de mesures à lancer rapidement. «Nous sommes prêts à relever le défi, il faut qu’ils nous laissent travailler», a-t-il clamé, plaidant par ailleurs pour la révision du code de travail.Évoquant la réglementation, il a affirmé que toutes les lois doivent être flexibles. «Il faut vite rendre des lois flexibles pour une situation donnée», a-t-il déclaré.
Citant l’exemple des conséquences du coronavirus sur le monde du travail, il a affirmé que des postes d’emploi sont en train d’être perdus. «Pour préserver ces postes d’emploi et ne pas susciter des querelles entre les entreprises, les travailleurs et les institutions, il faut adapter le code de travail», a-t-il indiqué.
Concernant la révision du Code des marchés publics, il a appelé à donner la préférence aux sociétés algériennes. Enfin, M. Ziani a affirmé que «l’État devrait protéger les opérateurs économiques en les aidant à produire et surtout à amener les Algériens à consommer les produits locaux et contribuer, ainsi, à sauver l’emploi et à créer de la richesse dans le pays».
Samir Hamiche