vendredi , 7 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Dans son message à l’occasion du double anniversaire du 24 février</span>:<br><span style='color:red;'>Le président de la République trace la voie</span>
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Dans son message à l’occasion du double anniversaire du 24 février:
Le président de la République trace la voie

Le meilleur hommage aux générations de travailleurs sera de poursuivre sur l’élan des aînés et réussir la relance de l’économie et la diversification des revenus du pays doit être réalisée tout en préservant la solidarité nationale. La bataille ne sera pas facile, sachant que la crise économique perturbe les fondamentaux économiques mondiaux.

Considérant que l’anniversaire de la création de l’UGTA en 1956 et celui de la nationalisation des hydrocarbures en 1971, constituaient deux dates «d’une grande portée symbolique», le président de la République n’a pas manqué d’appeler la jeunesse à s’investir dans l’œuvre d’édification nationale. «Le but de leur commémoration est aussi d’inspirer notre jeunesse et de lui insuffler l’ambition de s’investir corps et âme dans l’œuvre d’édification nationale», a indiqué le président de la République dans un message lu en son nom par le ministre de la Justice Tayeb Louh.
La portée symbolique de ce double anniversaire s’exprime très bien dans «le combat héroïque des travailleurs pour la libération de la patrie du colonialisme et leur courageuse mobilisation qui a permis de gagner le pari de la nationalisation des hydrocarbures, le 24 Février, ont été prolongés par les sacrifices consentis par les travailleuses et les travailleurs algériens durant la décennie noire pour défendre l’outil de production et permettre la survie de notre économie face au déchaînement de la violence terroriste».
Autant de combats qui devraient inspirer la jeunesse qui se doit d’être à l’image de leur aînée de la décennie noire, qui «ont démontré qu’ils sont et demeurent les dignes dépositaires du legs des héros du mouvement ouvrier national, de Aïssat Idir à Abdelhak Benhamouda», a rappelé le chef de l’Etat. Le Président Bouteflika a tenu à rendre hommage «aussi bien aux femmes et aux hommes de Novembre, ces travailleurs qui ont permis l’espoir et ouvert des perspectives nouvelles à notre pays, ainsi qu’à celles et ceux qui ont défié la violence terroriste et donné leur vie, pour permettre à notre pays de survivre, de sortir de son épreuve».
Il reste que le meilleur hommage sera de poursuivre sur l’élan des aînés et réussir la relance de l’économie et la diversification des revenus du pays doit être réalisée tout en préservant la solidarité nationale. La bataille ne sera pas facile, sachant que la crise économique perturbe les fondamentaux économiques mondiaux et «nous interpelle pour bien fixer notre choix des meilleurs voies et moyens de réaliser l’essor de notre économie», a affirmé le président de la République. Sur le sujet, il a appelé à l’adaptation du pays au changement. Il faut, pour ce faire, porter l’économie à un niveau supérieur, en agissant sur les entreprises et les universités. Il faut que ces deux entités essentielles à l’essor économique du pays, parviennent aux standards mondiaux d’excellence et de compétitivité mais «tout en restant fidèles à notre doctrine en matière de politique sociale et de solidarité nationale».
Cet objectif doit être atteint à travers «conduite patriotique économique offensive» instruit le président de la République qui voit dans la modernisation de l’industrie locale une voie incontournable. «Nous devons adopter une conduite patriotique économique offensive qui verra l’Etat, loin de s’enfermer dans un protectionnisme stérilisant pour les entreprises nationales, fonder sa politique sur la modernisation du tissu industriel et la saine émulation entre entreprises publiques et privées dans le respect de l’éthique et des intérêts suprêmes de la Nation», a affirmé le président de la République.
Réaliste, le chef de l’Etat souligne dans son message, la nécessaire mise en œuvre d’une action structurante à long terme. «J’ai instruit le gouvernement pour prendre la mesure des enjeux et définir les grands axes d’une action structurante à long terme en vue de moderniser le tissu industriel pour le porter aux standards internationaux de compétitivité et d’excellence technologique», insiste le Président de la République. Aussi, préconise-t-il une action en profondeur sur la gouvernance économique des structures de l’Etat et des entreprises publiques. L’objectif final d’une telle démarche sera, souligne le chef de l’Etat, l’émergence des conditions de la cohérence des processus industriels. Et de préciser: «la jeunesse algérienne ne doit plus entrevoir son avenir à travers le prisme des variations des prix du pétrole». Le propos est fort et la responsabilité de la génération actuelle est engagée, sommes-nous tentés de comprendre, d’autant, dira le chef de l’Etat que «nous devons tirer les enseignements qui s’imposent et remettre en cause les distorsions structurelles de notre économie qui ont rendu possible notre exposition excessive à la crise qui a marqué les marchés pétroliers depuis 2014».
Il reste que l’enjeu énergétique demeure entier pour l’Algérie qui se positionne dans l’échiquier mondial comme un «acteur énergétique important» et doit développer l’industrie pétrochimique, qui est en train de prendre son élan, devra être encouragée davantage pour valoriser les hydrocarbures du pays. Cette option énergétique n’est pas unique, puisque le pays s’oriente résolument vers la promotion des énergies renouvelables. Sur le sujet, le président de la République appelle à une «transition énergétique volontariste et visionnaire».
A cet égard, il a souligné que l’ambitieux projet de réalisation de 22 gigawatts avec, notamment, des centrales solaires, devra être un projet structurant au plus haut point et doit reposer sur une composante industrielle à même de mettre pleinement à contribution le génie national et d’assurer la création de richesses et d’emplois. «Dans de nombreux domaines d’avenir, nous disposons de ressources qui nous qualifient pour accéder au cercle des leaders et devenir un acteur performant dans la transition énergétique. J’accorde une très grande importance à cet objectif et insiste pour que nous adoptions une attitude volontariste et visionnaire, mobilisant toutes nos entreprises et nos universités» a-t-il ajouté.
Alger: Smaïl Daoudi