mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Plusieurs thématiques abordées avec les représentants de médias nationaux</span>:<br><span style='color:red;'>Le président Tebboune appelle les Algériens à unir leurs efforts pour contrer «les plans de la division»</span>

Plusieurs thématiques abordées avec les représentants de médias nationaux:
Le président Tebboune appelle les Algériens à unir leurs efforts pour contrer «les plans de la division»

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa rencontre périodique avec des représentants de médias nationaux, a rappelé les positions de l’Algérie en ce qui concerne les questions internationales. Il a évoqué aussi les questions internes qui concernent les volets économique et social.

Il a aussi souligné, au cours de cette rencontre diffusée dimanche soir, les efforts de l’Algérie pour asseoir la paix et la stabilité dans les pays du voisinage, précisant que la politique internationale du pays est dénuée de tout équivoque.»La politique de l’Algérie en matière de questions internationales est «claire et transparente» vis-à-vis de n’importe quel événement international et ses principes «solides et immuables», a-t-il indiqué. Il a ensuite appelé les Algériens à unir leurs efforts pour le développement du pays afin de contrer «les plans de la division». Le chef de l’Etat, sur la base de ces principes solides, a réaffirmé la position immuable de l’Algérie quant à la présence de bases militaires sur son sol «sacré par respect aux sacrifices de ses Chouhada».
Sur le plan régional, les principes de soutien à la paix et à la stabilité ont été évoqués par le chef de l’État qui a insisté sur le rejet par l’Algérie de toute tutelle, intervention étrangère ou atteinte, de quelle que nature que ce soit. «Nous ne portons atteinte à personne mais celui qui tentera de nous agresser risque de le regretter. L’Algérie saura faire face à toutes velléités dans ce sens», a-t-il averti.
Le chef de l’Etat a insisté aussi sur l’unification des rangs pour construire le pays. Il a ainsi exhorté les Algériens à «l’unification des efforts pour construire l’Algérie, main dans la main». Mettant en garde contre «les plans de division», il a assuré que «notre objectif est le même : développer le pays».
Sur le plan social, il a invité au dialogue l’ensemble des syndicats pour discuter et solutionner les problèmes rencontrés, faisant état d’instructions qui «ont été données à tous les secteurs pour ouvrir le débat sur la révision des statuts et des salaires». Il a affirmé que la revendication des droits doit se faire dans un cadre légal. «Une telle démarche nécessite du temps et il est inutile de recourir à l’anarchie pour la revendication des droits», a-t-il ajouté.
Quant au volet de la santé et la lutte contre la pandémie du coronavirus, il a indiqué que jusqu’à présent, 11 millions de citoyens ont été vaccinés, excluant tout recours à la vaccination obligatoire. Toujours à propos de la vaccination, il a mis en garde contre les dangers de la réticence à se faire vacciner, «l’apparition d’un autre variant du virus n’étant pas exclue», a-t-il dit.
Pour ce qui est de l’économie et les démarches visant sa diversification, le président a souligné les efforts de l’Etat en matière de développement économique et d’exportations hors-hydrocarbures, dont le niveau n’avait jamais été atteint «depuis 25 ans».
Pour le chef de l’État, la spéculation qu’a connue récemment le marché national constitue le «pire ennemi de l’économie nationale et du citoyen». Sur ce volet, il a assuré que «des arrières pensées politiques» étaient derrière cette hausse «injustifiée» évoquant «des opportunistes et des parasites exploités par des bandes criminelles». Concernant la criminalisation de la spéculation, il a fait état de la préparation en cours des textes de loi par le ministère de la Justice. Ces textes de loi prévoient «des peines allant jusqu’à 30 ans d’emprisonnement et même la perpétuité, voire la peine capitale». Le président a également mis en avant la détermination de l’Etat à absorber les fonds en circulation sur le marché.
Cet objectif est réalisable grâce à plusieurs moyens et mécanismes, en tête desquels la finance islamique, réaffirmant le refus de l’Algérie d’aller vers l’endettement extérieur, «un tel choix serait un suicide politique».
Il a aussi évoqué les efforts de lutte contre les manœuvres de sape de l’économie nationale et de déstabilisation du pays. Il a cité, dans ce cadre, les mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie contre ceux qui constituent des menaces pour sa sécurité et son intégrité, citant le chef de file du Mouvement séparatiste et terroriste «MAK», Ferhat Meheni.
Pour le chef de l’Etat, ce dernier «doit être livré à l’Algérie», affirmant qu’il est impliqué dans les feux de forêts «prémédités» qui ont ravagé l’été dernier plusieurs wilayas du pays. Il a déclaré, à ce propos, que «des faits et des preuves» montrent que le Maroc est derrière ce mouvement terroriste qui agit avec la complicité de parties «à Paris et Rabat», évoquant «des textos subversifs».
Concernant le Maroc, il a exclu une quelconque médiation, précisant que les décisions prises par l’Algérie en réponse à ce pays «ne sont en fait qu’une réaction». «On ne peut pas mettre sur un même pied d’égalité, l’agresseur et l’agressé», a-t-il déclaré. Il aussi rappelé que l’approvisionnement de l’Espagne en gaz naturel algérien ne se fera plus via le gazoduc transitant par le Maroc.
Interrogé, par ailleurs, pour savoir si l’Algérie était «embêtée» par les informations faisant état de l’intention de l’entité sioniste d’implanter au Maroc une base dédiée à la fabrication de drones suicides, le Chef de l’Etat a répondu que «rien n’inquiète l’Algérie».
Au sujet du Sahara occidental, le Président a souligné que «l’ONU est appelée à s’acquitter de son rôle dans la décolonisation de ce territoire, une question inscrite à l’agenda de sa 4e Commission», rappelant que l’Algérie avait été le premier pays à saluer la proposition de désignation de Staffan De Mistura en tant qu’Envoyé personnel du SG des Nations-Unies au Sahara occidental. Dans le même contexte, le Président Tebboune a évoqué la situation en Tunisie réaffirmant que «ce qui touche la Tunisie nous touche et quiconque serait tenté de menacer sa sécurité nous trouvera face à lui».
Le président de la République a réitéré, concernant la Libye, que les élections étaient la solution définitive à la crise dans ce pays, estimant qu’il n’était pas obligatoire que la tenue de ces échéances intervienne le même jour et qu’elles pouvaient, par exemple, s’étendre sur deux mois. Quant à la crise au Mali, l’Algérie estime que «la solution passe par l’encouragement du développement et l’unification du Nord et du Sud», a rappelé le président de la République.
Interrogé sur les récentes déclarations du président français contre l’Algérie et ses institutions, le Président Tebboune a rétorqué que «celui qui tente de porter atteinte à l’Algérie ne peut pas aller loin», soutenant que «la dignité de Algérie n’est pas un fonds de commerce». «Nous avons un devoir envers nos 5.630.000 martyrs», a-t-il souligné précisant dans le même contexte que «le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné par le respect total de l’Etat algérien».
Samir Hamiche