jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Il a signé la loi des finances et le décret promulguant la Constitution </span>:<br><span style='color:red;'>Le Président Tebboune donne le ton pour 2021</span>

Il a signé la loi des finances et le décret promulguant la Constitution :
Le Président Tebboune donne le ton pour 2021

La promulgation de la nouvelle Constitution confirme la détermination du chef de l’Etat à fonder une nouvelle Algérie où le citoyen est au centre des intérêts de la République. L’acte présidentiel et éminemment politique et l’association, du reste involontaire, des deux événements donne un écho favorable à la société, dans une conjoncture encore difficile en 2021.

Le président de la République a signé, ce jeudi, la loi des Finances 2021 et le décret portant promulgation des amendements portés à la Construction. Avec cette double décision, de portée économique pour la première et politique pour la seconde, le chef de l’Etat met le pays sur les rails de la réforme pour 2021, après une année 2020 où l’on aura constaté un ralentissement des activités à cause de la crise sanitaire. Bien que celle-ci fasse partie du décor durant les deux premiers trimestres au moins, tout le monde nourrit l’espoir, le président de la République en tête, d’une reprise économique et d’une dynamique politique à même de remettre le pays sur le chemin des réformes.
Le symbolique de la double signature présidentielle rabat donc les cartes et ouvre des perspectives intéressantes pour le pays. L’on retiendra à propos de l’économie, plusieurs mesures contenues dans la loi des finances 2021 au profit des jeunes entrepreneurs et des exportateurs l’exonération fiscale au profit des entreprises disposant du label «start-up». L’exemption touche la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) pour une durée de 2 années. Les équipements acquis par ces entreprises, entrant directement dans la réalisation de leurs projets d’investissement, seront exonérés également de la TVA et soumis à 5% des droits de douane. Les entreprises disposant du label «incubateur’’, bénéficieront des mêmes abattements, en plus d’une exemption de l’impôt sur le revenu global (IRG) pour une durée de 2 années, à compter de la date d’obtention de leur label.
La loi de finance censée booster l’activité économique appuie fortement les opérations d’exportation de biens et des services. Il y est prévu l’exonération des bijoux artisanaux en argent de la TVA à l’exportation, en vue de permettre la préservation et la sauvegarde de ce patrimoine culturel séculaire et de promouvoir son exportation. Toujours dans le volet exportation, la LF 2021 comprend une mesure permettant de libérer «la marchandise à l’exportation en cas de litiges susceptibles de naître après souscription de la déclaration en douane, et ce, afin d’éviter les retards dans le traitement des opérations à l’export et des coûts qui peuvent en découler». Le signal est on ne peut plus clair à ce propos.
Il faut savoir que la Loi de finances 2021 table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 4%, une croissance hors hydrocarbures de 2,4 % et un taux d’inflation de 4,5%.Ces mesures et bien d’autres, contenues dans la LF 2021, apportent la preuve d’une volonté de hisser l’économie, sans toucher au pouvoir d’achat des citoyens. Il faut savoir à ce propos que les transferts sociaux demeureront aussi élevés cette année encore, histoire de respecter le caractère social de l’Etat.
A propos justement, de caractère social de l’Etat, le président a signé le décret promulguant la nouvelle Constitution. Celle-ci consacre cet état de fait et libère les initiatives. L’on veut pour preuve, la série d’amendements qui répondent notamment aux revendications du Hirak populaire, telles que la limitation du renouvellement du mandat présidentiel à une seule fois, la réduction des prérogatives du président de la République pour prévenir les dérives autocratiques, ainsi que la séparation et l’équilibre des pouvoirs. Des dispositions qui mettent fin aux agissements de ceux qui enfreignaient la loi, lesquels ne seront plus protégés ni par leur immunité, ni par leur influence. Tous les changements apportés à la Constitution de 2016 et qui sont désormais entrés en application dès aujourd’hui, confortent le caractère démocratique de la décision, promeuvent la démocratie au sens large et renforcent considérablement le contrôle des institutions de l’Etat.
La promulgation de la nouvelle Constitution confirme la détermination du chef de l’Etat à fonder une nouvelle Algérie où le citoyen est au centre des intérêts de la République. L’acte présidentiel et éminemment politique et l’association, du reste involontaire, des deux événements donne un écho favorable à la société, dans une conjoncture encore difficile en 2021.
Anissa Mesdouf