mercredi , 5 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Plan national de relance socio-économique </span>:<br><span style='color:red;'>Le Président Tebboune secoue ses ministres</span>

Plan national de relance socio-économique :
Le Président Tebboune secoue ses ministres

La responsabilisation des ministres est intrinsèquement liée à la vision du Président Tebboune, puisqu’il leur a donné pour mission d’«entamer immédiatement (…) la recherche des mécanismes efficaces à même de réduire, à court terme, les dépenses inutiles et d’augmenter les revenus à travers l’encouragement de la production nationale».

La relance économique et sociale était au menu de la séance de travail, présidée, avant-hier, par Abdelmadjid Tebboune. Les ministres des Finances, de l’Energie, de l’Industrie, des Mines, du Commerce, de l’Agriculture, ainsi que du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective, ont en présence du Premier ministre, évoqué chacun pour son secteur, leur plan d’attaque pour redresser l’économie du pays.
L’objectif assigné au plan d’action économique et social consiste en «l’édification d’une nouvelle économie nationale sous-tendue par la diversification des sources de croissance, l’économie du savoir et la gestion rationnelle des richesses nationales», rapporte un communiqué de la présidence de la République.
Le président de la République qui a suivi attentivement chaque intervenant, a mis l’accent sur la nécessité de «réformes structurelles dans la cadre de la politique générale du Gouvernement, à même d’assurer une exploitation optimale et transparente de toutes les potentialités et richesses naturelles nationales, à commencer par les mines dont regorge l’Algérie», relève la même source. Le propos du Président Tebboune n’entrait pas dans le cadre d’un souhait théorique, puisqu’il a «ordonné l’entame de l’exploitation de la mine de fer de Ghar-Djebilet dans la wilaya de Tindouf et du gisement de Zinc de Oued Amizour dans la wilaya de Béjaia», souligne le communiqué.
Cet ordre entre, notamment dans le cadre de «l’édification d’une véritable nouvelle économie passe par le changement des mentalités et la libération des initiatives de toute entrave bureaucratique, la révision des textes juridiques en vigueur, ou leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et les emplois sans exclusion, ni exclusive », lit-on dans le communiqué. Le maître-mot de la pensée présidentielle est en rapport direct avec «l’impératif de générer de la valeur ajoutée dans chaque projet, appelant à explorer toutes les terres, y compris les terres rares, aux fins d’amortir le recul des recettes de l’Etat».
On aura donc compris toute la philosophie de l’exécutif, dont la principale vision est toujours de créer de la valeur ajoutée. Et il y a également dans le discours du chef de l’Etat le souci d’aller vite. Il a, à ce propos, «instruit le ministre de l’Industrie à l’effet de présenter les cahiers des charges déjà disponibles, lors du prochain Conseil des ministres et d’optimiser les dérivés du pétrole et du gaz en vue de revoir le Produit national à la hausse».
On retiendra des propos du président de la République le fait que «la mouture finale du Plan de relance socio-économique sera présentée à tous les opérateurs économiques algériens, une fois approuvée en Conseil des ministres, en tant que feuille de route ayant des délais de mise en œuvre, pour faire l’objet d’évaluation à l’expiration de ces délais, précisant que ce Plan national doit préserver le caractère social de l’Etat et le pouvoir d’achat du citoyen, notamment la classe défavorisée».
La responsabilisation des ministres est intrinsèquement liée à la vision du Président Tebboune, puisqu’il leur a donné pour mission d’«entamer immédiatement (…) la recherche des mécanismes efficaces à même de réduire, à court terme, les dépenses inutiles et d’augmenter les revenus à travers l’encouragement de la production nationale».
Il les a également instruits pour concrétiser «la généralisation de la numérisation et la lutte contre l’évasion fiscale, le gaspillage et la surfacturation».
L’objectif essentiel de la démarche est «de permettre au pays de surmonter les difficultés conjoncturelles induites par la double crise issue du recul des revenus des hydrocarbures et de la propagation de la pandémie de la Covid-19.» la relance économique a ses préalables et le président de la République les a identifiés. Au travail.
Nadera Belkacemi