jeudi , 4 mars 2021
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Pétrole :
Le prix du panier Opep à plus de 64 dollars

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s’est établi vendredi à 64,47 dollars le baril, contre 64.17 dollars la veille, a indiqué hier l’organisation sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de l’OPEP comprend 14 types de pétrole, dont le Sahara Blend (Algérie), l’Iran Heavy (Iran), Es-Sider (Libye), Basra Light (Irak), Bonny Light (Nigeria), Arab Light (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela).
Vendredi, les prix du pétrole renouaient avec leur plus haut niveau depuis mi-2015 en cours d’échanges européens, dopés par la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et par une vague de froid qui pourrait faire grimper la consommation.
Le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en mars, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait vendredi en fin de matinée 66,46 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 30 cents par rapport à la clôture de jeudi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février prenait 28 cents à 60,12 dollars. «Nous restons à peu près certains que les récents plus hauts ne tiendront pas sur le moyen terme, et que le prix (du WTI, ndlr) repassera sous les 60 dollars en janvier, mais pour l’instant, l’entrain festif se maintient», avaient prévenu des analystes.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dans son dernier rapport a indiqué qu’en 2018, la production de brut de l’Opep devrait atteindre 33,2 mb/j, un chiffre supérieur aux niveaux de production de cette année (32,8 mb/j), mais moins qu’anticipé jusqu’alors. Pour sa part, l’Agence internationale de l’Energie (AIE), a anticipé dans son rapport mensuel, un marché mondial à l’équilibre en 2018, avec un surplus de l’offre au premier semestre qui serait effacé plus tard dans l’année.
L’AIE a également relevé ses prévisions de production pour les pays non Opep pour 2018. L’Opep table toutefois dans l’ensemble sur «une nouvelle réduction des stocks mondiaux excédentaires, conduisant à un marché équilibré d’ici la fin 2018». Le rapport a noté par ailleurs des «indications grandissantes sur le fait que le marché s’achemine tranquillement vers un rééquilibrage» sur fond de stocks en diminution, de demande saine et de tensions géopolitiques. «Le processus de rééquilibrage du marché est en bonne voie, soutenu par des niveaux de conformité historiquement élevés de la part des pays participant» aux accords de limitation de la production, avait aussi estimé le secrétaire de l’organisation Mohammed Barkindo.

Une moyenne de 64 dollars en 2017

Le prix du pétrole algérien a gagné en 2017 environs 10 dollars par rapport à l’année d’avant. Ainsi, il a clôturé l’année passée avec une moyenne de 54 dollars/baril par rapport à 44 dollars enregistré durant l’année 2016. Le pétrole algérien a enregistré son plus haut niveau des prix en mois de décembre 2017 avec une moyenne de 64 dollars le baril contre 63 en novembre et 57 en octobre passés. Par ailleurs, la production algérienne a connu une baisse durant le dernier trimestre de l’année passée descendant le seuil d’un million de barils/jour.
Ainsi, l’Algérie n’arrivera pas à équilibrer ses revenus puisque malgré l’augmentation des prix du pétrole sa production en baisse et ce vu l’accord de plafonnement de la production instauré par les pays membres de l’OPEP et non membre. L’Algérie s’est engagée à baisser sa production de 50000 barils par jours.

Alger: Samir Hamiche