dimanche , 27 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Covid-19 et système de santé</span>:<br><span style='color:red;'>Le Professeur Belhocine insiste sur la prévention</span>

Covid-19 et système de santé:
Le Professeur Belhocine insiste sur la prévention

Le président de la cellule chargée des investigations et des enquêtes épidémiologiques a relevé qu’il était impossible de faire «fonctionner un système de santé publique sans prévenir la survenue de maladies à travers un système d’information sanitaire et de prévention des plus efficaces». Il a défendu le principe de la «réhabilitation» de l’Institut national de Santé Publique.

La pandémie de la Covid-19, les moyens de la combattre et la part des pouvoirs publics dans l’édification d’un système national de santé efficace et efficient ont été abordés par le professeur Mohamed Belhocine qui, en épidémiologique expérimenté a su trouver les mots pour «diagnostiquer» la situation que traverse le pays au plan sanitaire, notamment.
Le socle d’une santé épanouie et d’un système pérenne sont la conséquence d’une politique de prévention bien menée. C’est le maître-mot de l’intervention du Pr Belhocine qui n’a pas manqué de rendre hommage à deux professeurs algériens, aujourd’hui disparus et qui ont mis sur pied un système de prévention qui permet à l’Algérie de caracoler en haut du tableau des pays qui se sont débarrassés des épidémies moyenâgeuses. C’est dire, insiste le professeur, que la prévention doit être au centre de la réforme du système de santé dans le pays. En charge actuellement de la cellule chargée des investigations et des enquêtes épidémiologiques, le Pr Mohamed Belhocine affirme que l’Algérie «a tous les moyens d’asseoir un système de prévention des plus efficaces». Cette note d’optimisme de l’épidémiologue repose sur un constat scientifique et objectif. Mais cela ne devra pas amener l’Etat à faire du surplace. Et pour cause, «en plus des enquêtes épidémiologiques, la politique de prévention, négligée volontairement ou involontairement, doit revenir au centre de la réforme du système de santé publique» en Algérie, a préconisé Pr Belhocine. Il soutient que le pays «a tous les moyens pour le faire».
Le président de la cellule chargée des investigations et des enquêtes épidémiologiques a relevé qu’il était impossible de faire «fonctionner un système de santé publique sans prévenir la survenue de maladies à travers un système d’informations sanitaires et de prévention des plus efficaces». Il a défendu le principe de la «réhabilitation» de l’Institut national de Santé Publique. Cette importance institution sanitaire a pour mission essentielle de guider «la recherche et aider à la prise de décisions dans le domaine de la santé publique». La plaidoirie est on ne peut plus claire et le message, sans doute déjà formulé à l’autorité politique a toutes les chances d’être mis en pratique.
Cela pour le système de santé, en butte depuis plusieurs mois à la pandémie de la Covid-19. Pour la gestion de cette pandémie, à proprement parler, Pr Belhocine préconise prioritairement «une prise de conscience» par les citoyens au lieu de «mesures coercitives» pour limiter l’impact de ce virus. La solution, dira-t-il, est un savant équilibre entre la sensibilisation et la répression. En somme, selon lui, la démarche doit être intermédiaire. Il faut, à l’en croire, trouver «un équilibre entre le contrôle de l’épidémie et la reprise d’une vie la moins porteuse de risques pour les citoyens». C’est «la seule solution», indique-t-il.
Il reste, insiste, Mohamed Belhocine, qu’«on ne peut pas rester en confinement permanent, il y a énormément d’activités économiques frappées de plein fouet par cette épidémie et par le confinement». On retiendra des propos du professeur, l’obligation d’un respect strict des mesures barrières.
Anissa Mesdouf