mardi , 30 novembre 2021

Le recul des ambitions et des aspirations partagées…

A l’issue de sa dernière visite d’inspection des chantiers du complexe olympique, le wali d’Oran M. Said Sayoud s’est déclaré satisfait de l’avancement des travaux. «Si cette cadence est maintenue, a-t-il dit, le projet sera livré dans les délais». Il est vrai que sur le terrain on peut constater une nette accélération de la cadence des travaux, laissant entrevoir une prochaine livraison du projet. Une situation qui a été favorisée par la levée de plusieurs contraintes administratives et financières, dont la régularisation de la situation financière des sous-traitants et des fournisseurs nationaux par l’entreprise chinoise chargée de la réalisation. Et encore une fois, beaucoup, au sein de l’opinion locale s’interrogent sur les raisons ayant généré ces retards dans le régularisation de ces situations financières par la direction de wilaya concernée par le suivi du projet. Par ailleurs, après le chantier du stade olympique , et afin de suivre le taux d’avancement des projets en cours de réalisation, le wali a effectué « une visite inopinée à la nouvelle aérogare de l’aéroport d’Oran où il n’a pas caché son mécontentement face au retard encore une fois constaté dans la réalisation de ce grand projet : « Je ne suis pas satisfait », a indiqué le responsable local, évidemment contrarié par un éventuel nouveau report de la date de livraison du projet. Un projet qui devrait être réceptionné avant la fin de l’année en cours, soit dans moins de deux mois, conformément aux dernières instructions du gouvernement. S’adressant à un responsable de Cosider, entreprise chargée des travaux, le wali d’Oran lui a finalement demandé «respectez les délais de livraison s’il vous plaît!». Une prière plutôt qu’une ferme instruction, qui prouve s’il le fallait, que les retards enregistrés et les contraintes techniques et administratives restent liées à des facteurs exogènes, relèvent de l’état des lieux du système global de gouvernance et de gestion des projets. Le troisième grand projet devant être livré avant la fin d’année, est celui de la pénétrante au port d’Oran par Canastel. Un projet de route qui devait traverser l’enceinte portuaire pour faire jonction avec la route de la corniche. Une initiative de l’ancien wali Chérifi qui a finalement été abandonnée, écartée, rejetée par les autorités centrales concernées pour on ne sait trop quelles raisons techniques ou financières. La voie autoroutière dans l’enceinte portuaire devant relier la corniche à hauteur de la pêcherie était pourtant une merveilleuse idée permettant à la ville de se «réconcilier» avec la mer et d’assurer une certaine harmonie urbaine dans sa croissance et son développement. Finalement, les mauvaises langues locales affirment à juste titre que la Capitale de l’Ouest ne cesse encore d’être pénalisée et quelque peu marginalisée par un «autoritarisme» excluant des initiatives locales dignes des ambitions affichées et des aspirations au progrès et à la modernité…
Par S.Benali