jeudi , 22 octobre 2020

Le règne de l’échec et de l’anarchie triomphante

Malgré l’engagement et les efforts de quelques responsables intègres et courageux voulant redorer le blason de la ville terni depuis des décennies, Oran ne cesse encore d’être victime du laxisme, de l’incompétence et des médiocres improvisations érigées en sublime stratégie de développement et de prise en charge de la croissance urbaine. Depuis des décennies, la capitale oranaise n’a en réalité jamais cessé d’être prise en otage par une faune d’opportunistes véreux, adeptes des magouilles et de la prédation, le plus souvent installés par un accident de l’histoire sur l’arène de la représentativité populaire toujours fictive et en chantier.

Une «représentativité» usurpée et imposée par un système mafieux aux commandes en quête perpétuelle de reconduction. Et dans ce décor social lamentable, ceux qui ont une certaine légitimité populaire et qui veulent sincèrement œuvrer pour le progrès et la modernité de leur Cité sont à chaque fois victimes de coups bas, de complots et d’invectives visant à les écarter. Aujourd’hui, des prédateurs notoires, pourtant bien connus de la scène locale pour leur rapide «enrichissement» occulte, tentent par tous les moyens de se racheter une virginité politique et sociale leur permettant, espèrent-ils, de s’installer à nouveau aux premiers rangs des strapontins du pouvoir en pleine reconfiguration. A Oran, bien plus qu’ailleurs, les retards, les erreurs, les inepties et les dérives commises des décennies durant en matière de gestion de l’avenir urbain de la Cité, demeurent couvertes par une hallucinante impunité.

De cette vieille carcasse de béton de l’ex-hôtel château-neuf qui nargue le regard des oranais depuis quarante ans, jusqu’à cette coupole du prétendu «palais des congrès»de Hai Sabah toujours en attente d’achèvement et de livraison, rares sont les véritables enfants de la ville qui dénoncent avec force les erreurs, les dérives et les dépassements constatés et cumulés chaque année sous le ciel de la Cité. Malgré l’engagement et la sincère volonté de quelques rares gestionnaires et élus porteurs d’idées et d’initiatives en matière d’aménagement et d’amélioration du cadre urbain, Oran reste, dans bien de domaines, sous l’emprise d’une hallucinante tendance à la dégradation, au recul des valeurs citoyennes, et à la régression… La maintenance urbaine, le Transport, le Sport, l’hygiène et l’environnement, le tourisme et bien d’autres secteurs restent toujours livrés au règne de l’anarchie et de l’échec triomphant.

Par S.Benali