mardi , 4 août 2020

Le statut et l’image de marque de la capitale oranaise…

Les infrastructures sportives devant accueillir les prochains Jeux Méditerranéens à Oran «doivent répondre aux critères fixés par les différentes fédérations sportives internationales». C’est bien là une affirmation qui, en toute logique, ne méritait même pas d’être installée à la Une de l’actualité locale tant elle reflète une banale évidence. On a néanmoins appris que le Comité organisateur des JM d’Oran en 2022 a tenu à faire part de sa ferme intention d’inspecter tous les chantiers des différents équipements sportifs, aussi bien en cours de réalisation qu’en cours de réaménagement et réhabilitation afin de veiller, nous dit-on, au strict respect des normes exigées par les instances sportives internationales pour les différentes infrastructures d’accueil. Et pour cela, le Comité d’Organisation a mis en place un «comité ad-hoc», composé de ses propres membres, présidents de commissions, présidé par le secrétaire chargé de l’administration du COJM et qui aurait déjà entamé ses visites à travers les chantiers. Il est heureux, soulignent des observateurs, que la date initiale des JM prévue en Juillet 2021 a été reportée en 2022. Une année supplémentaire pour les préparatifs qui semble être une «bénédiction» pour les organisateurs qui, à ce jour, s’interrogent encore sur la nature et la consistance des infrastructures et équipements dédiés à l’accueil des compétitions. La piscine du jardin des plantes, le Palais des sports de Mdina Jdida, les cours de Tennis de St Hubert, le terrain d’équitation à Es-sénia, le champ de tir et bien d’autres structures en cours de finition devraient donc être inspectées pour vérifier si elles répondent aux critères fixés pour les jeux méditerranéens. Faut-il croire alors que les bureaux d’études concernés, engagés pour le suivi des travaux de réalisation, seraient incompétents en ce domaine ou «risquent de se tromper» dans les mesures des longueurs, largeurs, profondeurs et autres dimensionnements et capacité d’accueil des structures ? Il se trouve hélas que ce «comité ad-hoc» qui n’est au final que le comité d’Organisation des JM, a déjà relevé quelques carences notifiées aux bureaux d’études concernés, ce qui aurait permis, entre autres, «de refaire par exemple les études de réalisation du réseau d’éclairage au niveau du stade de football du complexe sportif en cours d’achèvement». Difficile de comprendre pourquoi, depuis que la ville d’Oran a été retenue il y a déjà 5 ans pour abriter cet événement sportif, on s’interroge encore sur notre capacité collective à assumer convenablement ce défi important pour le statut et l’image de marque de la capitale oranaise…